Linux Kernel 3.3 : fusion avec le noyau d'Android

La nouvelle version introduit un système de fichier optimisé. Objectif : améliorer la répartition des données sur une grappe de disques en RAID, et l'équilibrage.

Les noyaux Linux et Android fusionnent officiellement. C'est là la principale nouveauté de la version 3.3 du Kernel Linux qui vient d'être dévoilée. Les modifications d'Android n'avaient pas été reversées depuis la version 2.6.35 du noyau. Avec la dernière mouture de l'OS mobile, Ice Cream Sandwich (qui est basé sur le Kernel 3.0.8), Google s'est donc rattrapé. Ce rapprochement simplifie la maintenance d'Android, mais aussi le portage d'applications Android sur des distributions Linux. Dès lors, il n'y a plus qu'à espérer que la prochaine version d'Android soit basée sur ce Kernel Linux 3.3.

Mais, cette nouvelle édition introduit beaucoup d'autres évolutions, et à tous les étages. Le système de fichier Btrfs est notamment amélioré pour mieux gérer l'équilibrage et la répartition des données au sein d'une grappe de disques en RAID (sur différents niveaux). Btrfs est par ailleurs doté d'un nouvel utilitaire de test d'intégrité. Au niveau réseau, Open vSwitch est intégré à la branche principale du projet. Ce logiciel permet d'améliorer la commutation réseau en multi-couche, notamment en environnements de serveur virtualisé.

Une série d'outils fait également son apparition pour gérer les consommations trop importantes en mémoire tampon. Le processus de priorisation du trafic réseau selon les applications est également revu. Enfin, le projet supporte désormais l'architecture matérielle Texas Instruments C6X, et ses configurations DSP multi-cœurs.

En savoir plus sur les nouveautés de Kernel Linux 3.3 (sur Kernel New Bies)

 

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