Genymobile : le Français qui veut devenir le Red Hat d'Android Comment Genymobile attire les développeurs

Tout comme beaucoup d'entreprises du numérique, les locaux parisiens de Genymobile se distinguent par leur décorum original, chaleureux et cosy. Attention, ne dites pas à Arnaud Dupuis qu'il ne s'agit que d'une posture pour faire le buzz dans les médias : "Angy et moi vivons maintenant dans la Silicon Valley. Ici, les développeurs sont des mercenaires. Les entreprises se battent pour leur fournir un cadre de travail agréable sans véritablement se poser la question du pourquoi elles le font. Chez nous, nous avons choisi volontairement de dépenser plus d'argent pour avoir un cadre de travail sympa, des frigo toujours remplis, on a une salle de sieste et du café à volonté, mais on ne le fait pas pour être 'cool'. Là où on passe le plus de temps, c'est au bureau, le cadre de travail doit être idéal", explique-t-il. "Si nous avons eu que deux démissions en 5 ans, c'est pour ce cadre mais aussi parce que nous avons ce management participatif. Bien évidemment mon objectif est de faire plus de marge, mais il y a différentes façons d'y parvenir, soit en rognant sur les dépenses, soit en accroissant le chiffre d'affaires. C'est cette voie que je privilégie."

Une mobilité totale entre les implantations

Les locaux de Genymobile à Chatelet, dans le centre de Paris.  © Genymobile

Genymobile compte trois bureaux, à Paris, Lyon et San Francisco où le français compte sept personnes. L'entreprise entend recruter dans ses trois bureaux, sachant que celui de San Francisco va devoir monter en puissance. "Plus de 50% de nos clients sont dans la Silicon Valley donc nous allons avoir besoin de commerciaux, ainsi que de marketing et probablement d'e-Commerce", commente Arnaud Dupuis. Cette présence dans la Silicon Valley, la Mecque des développeurs mobiles, a été intégrée à la culture d'entreprise.

"Nous avons instauré ce que j'ai appelé le 'Geny Boarding Pass'. Tous nous employés ont la possibilité d'aller travailler dans n'importe lequel de nos bureaux pendant 3 mois", poursuit Arnaud Dupuis. "Un Américain qui veut travailler à Paris, un lyonnais qui veut aller dans la Silicon Valley peut demander ce Boarding Pass. Nous payons l'avion, le logement et c'est aussi cela qui permet de créer une culture commune dans l'entreprise."

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