Pourquoi l’histoire se répète avec OpenStack

C’en est fini des systèmes Unix propriétaires et des infrastructures IT qui enchaînaient les entreprises à leur fournisseur. L’heure est au Cloud !

Mais pour réussir une telle transition, il faut faire les bons choix dès la phase de planification du projet et opter pour l’environnement Cloud qui offrira la plus grande liberté d’action, au quotidien, et qui répondra le mieux aux exigences de standardisation, des technologies et des processus.

Linux et l’Open Source ont radicalement changé notre façon d’appréhender l’infrastructure IT et le fonctionnement de l’informatique opérationnelle. Il en va de même aujourd’hui pour le Cloud, dont l’adoption est facilitée par le déploiement des technologies Open Source. En 1996, avant la première distribution commerciale de Linux pour entreprise, les DSI ont commencé à s’intéresser à Linux en lieu et place de SunOS et Solaris, tout aussi performants que les systèmes d’exploitation propriétaires, mais surtout plus simples à administrer et à déployer. Pourtant il a fallu du temps avant que Linux trouve sa place, pour vaincre la résistance de ceux qui continuaient de penser que le slogan « Personne n’a jamais été licencié pour avoir acheté un produit IBM » s’appliquait à tous les produits IT.

Il n’a pas été simple au départ de convaincre les décideurs que Linux et les logiciels Open Source pouvaient être plus abordables et plus avantageux pour les services Web que les systèmes classiques, d’autant plus que, les compétences d’administration étant rares sur le marché de l’emploi, elles se vendaient cher. Dans les années 1990, les administrateurs Solaris étaient très recherchés donc chers, alors les experts de Linux l'étaient beaucoup moins. Les lois du marché et l’arrivée de solutions packagées évolutives ont facilité la généralisation de l’Open Source.
Les tout premiers adeptes de Linux sont les mêmes qui ont opté pour les datacenters équipés en serveurs standards du marché et pour l’Open Source entre 2002 et 2007. Et leur audace a payé, tant économiquement qu’en termes de performances. Ces entreprises sont les pionnières de l’Open Source d’entreprise, elles ont su transformer un environnement initialement communautaire pour le mettre au service d‘objectifs commerciaux. Certes, elles ont payé leur stratégie d’adoption au prix fort, tant pour l’acquisition des compétences et l’expérimentation des process et des règles opérationnelles que pour l’investissement dans la technologie brute, mais le jeu en valait la chandelle. 

Outre les avantages économiques évidents des équipements meilleur marché et des frais de licences/abonnements réduits, l’Open Source présente un autre atout majeur : la standardisation.
Avec l’augmentation de l’importance de leurs environnements Linux, les entreprises ont souhaité se doter de solutions adaptées d’administration de systèmes Open Source, dont les plus populaires aujourd’hui sont Red Hat Network, Puppet et Cobbler. En termes d’administration, les environnements Linux offrent plusieurs bénéfices conséquents par rapport aux environnements Unix ou Windows propriétaires. Ils forment ce que l’on appelle désormais un environnement d’exploitation standard (Standard Operating Environment, SOE), condition essentielle de toute stratégie de datacenter.
Un SOE simplifie l’administration des environnements aux configurations hétérogènes où les systèmes en silo se sont multipliés au fil du temps. Il est recommandé d’envisager la migration des systèmes existants vers un SOE dès lors que le nombre de plates-formes dans l’environnement devient trop important. Car sans cet effort de standardisation des plates-formes et des processus, il devient impossible d’ajouter les nouvelles fonctions essentielles à la bonne exécution des ressources dans le Cloud.
En prévision d’une migration globale impliquant des systèmes d’exploitation, environnements virtuels et applications, les entreprises ont intérêt à commencer par élaborer le SOE idéal pour leur infrastructure. Il faut voir le SOE comme un ensemble d’outils et de processus fonctionnels, organisés en couplage souple, qui sert à administrer une infrastructure IT. En mettant en place un SOE adapté, l’entreprise pourra aborder sa migration vers le Cloud en toute sérénité, avec l’assurance que les choix d’aujourd’hui ne l’empêcheront pas plus tard d’adopter de nouvelles technologies.

Linux s’est définitivement imposé, séduisant jusqu’aux banques, compagnies d’assurance, la grande distribution, des segments habituellement plus conservateurs. De plus en plus d’entreprises se détournent d’Unix lorsqu’elles constatent le coût exorbitant du renouvellement de leur parc matériel et logiciel. Conséquence : les éditeurs de logiciels pour Unix compensent les pertes en facturant plus cher aux entreprises qui ont le malheur d’être toujours engagées. La transition vers Linux en devient d’autant plus attractive. Une migration est également l’occasion pour les entreprises de revoir leurs procédures d’administration IT et d’envisager une stratégie de datacenter plus agile.

Être le premier à adopter une technologie peut offrir un formidable avantage sur la concurrence

Mais l’entreprise est risquée et il est souvent plus intéressant d’attendre, de manière à emprunter des chemins déjà tracés, bénéficier des bonnes pratiques éprouvées, s’inspirer des expériences et des conseils de davantage de tiers et d’experts de l’Open Source et profiter de meilleurs niveaux de services à des prix plus attractifs.

Les nouvelles technologies se banalisent rapidement

Il existe déjà des offres standard pour environnements Cloud hybrides ouverts. C’est le cas notamment d’OpenStack et d’OpenShift qui facilitent l’adoption des standards, en alternative à des solutions sur mesure, bien plus coûteuses, ou à des solutions Cloud du commerce, plus contraignantes car elles exploitent des bases de données propriétaires et vous font dépendre d’un fournisseur. Avec les projets Open Source à base de composants, comme OpenSack, vous restez maître de l’évolution de votre infrastructure IT et de votre budget.

Ce qui était vrai il y a 15 ans pour l’adoption de Linux se vérifie aujourd’hui pour la virtualisation et le Cloud

Les entreprises ont tout intérêt à adopter les technologies qui vont devenir la norme et seront à terme meilleur marché. Pour ne pas vous tromper, réfléchissez bien au choix du fournisseur (s’il vous en faut un), étudiez les normes adoptées et les stratégies de la communauté de développeurs. En sollicitant un fournisseur de confiance, à même de vous accompagner dans votre projet d’adoption d’OpenStack, vous multiplierez vos chances de réussite.

Veillez également à rester maître de votre projet

Et si vous trouvez plus simple de confier sa réalisation à des tiers, n’oubliez pas que la moindre décision prise aujourd’hui risque de compromettre le succès futur de votre stratégie Cloud. Dans tous les cas, retenez que les systèmes Unix propriétaires n’ont plus d’avenir et qu’ils n’ont pas leur place dans la stratégie Cloud de grandes entreprises.

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