1Kubator veut accélérer des centaines de start-up dans 11 villes de province

L'incubateur investira 25 000 euros dans les jeunes pousses contre 10% du capital et espère accélérer des centaines de start-up par an, à terme.

L'objectif de 1Kubator (ou 1K), petit nouveau sur la scène des incubateurs : se détacher par un fort ancrage dans les villes de province de la French Tech en ouvrant onze bureaux, dont neuf dans l'Hexagone. D'abord à Lyon et Bordeaux, puis à Marseille, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Nantes, Rennes, Lille. 1Kubator vise aussi Bruxelles, puis la région d'Annecy et de Genève.

Destiné notamment aux primo-entrepreneurs issus de l'enseignement supérieur, 1K investira 25 000 euros dans chacune des jeunes pousses accélérées contre 10% de leur capital via le fonds d'investissement dédié 1Kvest, qui sera géré par Phithrust Impact Investors. A raison de deux promotions par an de quinze start-up dans chaque ville, l'incubateur espère à terme "permettre l'éclosion de plusieurs centaines de start-up par an".

10 mois d'accélération, des outils communs

A terme, une centaine de mentors

Le programme d'accélération dure 10 mois, dont cinq mois au sein des locaux de 1kubator et cinq mois en dehors –la jeune pousse devra alors se trouver des locaux ou un espace de coworking. Les start-up bénéficieront de divers outils pour les aider à valider leur concept et lancer leur produit : plateforme de production web et mobile, outils et partenariats de lancement, kit de création d’entreprise, solutions d’internationalisation. Une plateforme en ligne permettra aux entrepreneurs d'échanger avec une centaine de mentors issus de divers secteurs -1Kubator en a déjà recruté 25- et de leur poser des questions.

Les porteurs de projet peuvent d'ores et déjà postuler pour intégrer les promotions de Lyon et Bordeaux début 2016. Cinq autres villes suivront dans les dix-huit mois et les onze devraient être ouvertes "d'ici deux ans", souligne le fondateur, Alexandre Fourtoy. Critères de sélection : "la qualité entrepreneuriale de l'équipe, d'abord : elle devra être capable de gérer et incorporer l'itération dans leur processus créatif", explique-t-il. "La nature du projet, ensuite, dans lequel le digital doit apporter une différence, une modification de l'expérience utilisateur."

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