Le cofondateur de Videdressing lance Side, un fonds d'entrepreneurs

Le fonds créé par Renaud Guillerm regroupe 17 entrepreneurs, parmi lesquels Frédéric Mazzella, Thierry Petit et Olivier Mathiot, et vient d'annoncer son premier investissement.

L'écosystème français de start-up va bénéficier d'un nouveau fonds early stage. 17 entrepreneurs lancent Side Capital pour investir dans des start-up des secteurs Web et tech des tickets de 300 000 à 600 000 euros pour une participation de 25 à 30% du capital.

Au board, Frédéric Mazzella, Nicolas Brusson et Francis Nappez (Blablacar), Olivier Mathiot (PriceMinister), Thierry Petit (Showroomprivé.com), Nicolas d'Audiffret (A little Market), Marc Adamowicz (Happyviw), Charles Egly (Prêt d'Union), Gabriel de Montessus (HiPay), Alix de Sagazan (AB Tasty), mais aussi Fabrice Couturier (BPSIs), Vincent Klingbeil (Ametix), Matthieu Rosset (LD&A Jupiter), François Soulard (Placeloop), Pierre Tremolières (Delamaison) et les business angels Jean Bego et Didier Kuhn. Side a été créé à l'initiative de Renaud Guillerm, fondateur de VideDressing, qui en sera le managing partner.

Répondre aux problématiques des entrepreneurs au quotidien

Side investira donc en early-stage et promet d'apporter aux start-up un accompagnement dans l'organisation et le développement de son activité, dans la gestion quotidienne et aussi dans la préparation de ses futures levées de fonds. Chacun des investisseurs de Side peut choisir librement la start-up qu'il veut soutenir -pas de fonds global, donc. Side bouclera une dizaine de deals dans l'année. "En combinant l'expertise et l'accompagnement d'un fonds traditionnel, l'agilité d'un syndicat de Business Angels et la liberté de choisir du crowdfunding, SIDE invente un mode inédit d'investissement dans les start-ups."

"Complémentaire d'Isai et des autres fonds français"

Cette nouvelle structure est en de nombreux points similaires à Isai, le fonds d'entrepreneurs d'ailleurs cofondé par Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur de PriceMinister, Geoffroy Roux de Bézieux, Ouriel Ohayon (Appsfire) et Stéphane Treppoz (Sarenza). Pourquoi, dans ce cas, créer un nouveau fonds plutôt que d'abonder Isai ? "L'écosystème start-up français est en effervescence et nous savons tous que les besoins de financement en amorçage ne sont pas assez couverts. On a donc besoin de nouveaux acteurs du financement en amorçage pour accompagner la nouvelle génération d'entrepreneurs dans les premiers stade de leur aventure", avance Renaud Guillerm. Avant d'ajouter : "Nous sommes complémentaires des fonds français existants, et notamment d'ISAI. Notre volonté est d'avoir des relations privilégiés avec ces fonds, afin qu'ils puissent aussi participer aux financements futurs des start-ups que nous sélectionnons et accompagnons."

Le fonds d'entrepreneurs annonce son premier investissement de 400 000 euros dans Regaind, une start-up qui trie automatiquement les photos grâce à l'intelligence artificielle.

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