Numa ouvre son capital et espère lever jusqu'à 1 million d'euros

Numa ouvre son capital et espère lever jusqu'à 1 million d'euros L'accélérateur de start-up parisien ambitionne d'accompagner 700 start-up et d'ouvrir 15 nouveaux sites à l'étranger d'ici 2019.

Numa va ouvrir son capital et annonce le lancement d'une campagne de financement participatif en actions (equity crowdfunding en anglais) au sein de la plateforme Smart Angels. L'accélérateur de start-up ambitionne d'y lever un montant compris entre 100 000 et 1 million d'euros (le plafond légal pour ce type d'opération) représentant jusqu'à 12,5% de son capital. "Ce modus operandi illustre notre volonté d'associer tout l'écosystème, depuis le business angel jusqu'à l'ancien membre d'une de nos promotions, en passant par le quidam, au développement de Numa. D'où un ticket d'entrée plutôt bas, de 500 euros", justifie Marie-Vorgan le Barzic, sa déléguée générale. Un tour de table plus traditionnel, réunissant des fonds d'investissements, viendra compléter cette première étape. 

L'opération doit permettre d'assouvir les ambitions d'internationalisation de Numa, qui s'est donné pour objectif d'accélérer 700 start-up et d'ouvrir 15 nouveaux sites à l'étranger d'ici 2019. Dans son viseur, les régions en développement telles que l'Inde ou l'Afrique où Numa espère s'implanter en s'associant à des acteurs locaux déjà actifs, comme il a pu déjà le faire du côté de Moscou. Numa leur apportera son expertise dans la recherche de sponsors, ses contacts via son réseau de mentors alors que ces derniers lui permettront d'adapter au mieux son modèle d'incubation aux spécificités locales. "Nul besoin de Numa à Berlin ou San Francisco, nous allons faire éclore des Numa ailleurs", explique Marie-Vorgan le Barzic. L'accélérateur va, de fait, procéder différemment dans les pays plus matures, en continuant à collaborer avec des start-up exchanges, ces organismes favorisant l'implantation temporaire d'une start-up à l'étranger, le temps de quelques mois. 

La déléguée générale de Numa affiche aussi sa volonté de participer à la transformation numérique de 250 grandes entreprises d'ici 2019. "Le numérique ne doit pas être sujet de clivage entre les grands groupes d'une part et les start-up de l'autre", analyse-t-elle. Un coming-out qui symbolise la volonté de Numa de pas réduire son modèle de développement au "dieu start-up".


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