Par Nathalie Lopez-Saussier (Valtech Technology) : La contractualisation agile, une affaire de bon sens ! Des projets déclinés en itérations pour une meilleure adaptabilité

Avoir recours à des pratiques agiles

Travailler en toute transparence vise à créer et maintenir la confiance et à éviter tout rapport de force déséquilibré. Une fois le contrat signé, client et fournisseur s'engagent à travailler ensemble en toute transparence. Cela nécessite une bonne maîtrise des pratiques agiles : le fournisseur délivre à intervalles réguliers (itérations de 2 à 4 semaines) un jeux de fonctionnalités exploitables par le client. A chaque itération, client et fournisseur choisissent en commun le périmètre de livraison, en tenant compte des priorités métier.

L'effet boîte noire est supprimé : le client voit son produit se construire progressivement

Les indicateurs et outils d'avancement sont partagés et permettent d'ajuster le niveau de qualité et d'acceptabilité des livrables. L'effet boîte noire est ainsi supprimé, le client voit son produit se construire progressivement à chaque itération en ayant conscience des risques et des difficultés rencontrés, mais aussi en mesurant l'efficacité des équipes.

Une approche gagnant-gagnant

Certains contrats agiles subdivisent le projet en itérations courtes, de deux semaines à quatre mois, qui font l'objet de mini-forfaits. Chaque itération aboutit à la livraison au client d'une ou de plusieurs fonctionnalités exploitables et pouvant faire l'objet d'une recette partielle. Ce n'est qu'à l'acceptation de ce livrable que le fournisseur sera rémunéré pour le travail effectué durant l'itération.

La contractualisation agile préserve ainsi la relation client-fournisseur de tout rapport de force. A chaque fin d'itération, les deux parties analysent ensemble la qualité et la vitesse d'exécution du projet. Puis elles évaluent en toute transparence leur capacité à atteindre l'objectif fixé pour l'itération suivante. Le contrat agile fait ainsi passer la relation client-fournisseur d'un mode perdant-perdant - client insatisfait et fournisseur peinant à rentabiliser sa contribution - à un mode véritablement gagnant-gagnant.

Imposer la flexibilité pour tenir compte des changements fonctionnels

Dans un contrat agile, le client est d'abord libre de changer d'avis

Dans un contrat agile, le client est d'abord libre de changer d'avis, ou plus exactement de faire évoluer le périmètre fonctionnel selon son besoin ou pour saisir une opportunité technologique. Ni le client ni le fournisseur ne restent prisonniers d'un cahier des charges qui peut être très vite dépassé.

Tout au long du projet, le client peut intégrer de nouveaux besoins fonctionnels et supprimer des fonctionnalités potentiellement inutiles.
Le fournisseur agile s'engage sur sa capacité et sa réactivité à prendre en compte ces changements en se basant sur des pratiques d'ingénierie appropriées : usine logicielle, architecture et suivi de projet agiles.
Les impacts opérationnels et financiers de chaque évolution doivent être partagés de manière à permettre au client de faire des choix en termes métier et financier.