Microsoft, Mozilla et Google veulent booster les performances Web

Les trois acteurs se regroupent pour concevoir le successeur d'asm.js : un sous-ensemble de JavaScript visant à obtenir un code binaire préoptimisé. Il a été baptisé WebAssembly.

Serait-ce là les prémices d'un travail de standardisation des moteurs JavaScript des principaux navigateurs du marché ? Il semble bien que oui. Microsoft, Mozilla et Google se sont regroupés pour concevoir le successeur d'asm.js. Introduite par Mozilla dans son navigateur Firefox, cette technologie n'est autre qu'un sous-ensemble de JavaScript. Son objectif ? Obtenir un code applicatif pré-optimisé qui permette de "tendre vers des performances proches d'un client natif" (lire l'article : Firefox 22, un moteur JavaScript de rupture). 

Des performances 20 fois supérieures

Baptisé WebAssembly, le projet a notamment pour but de pallier le déficit d'asm.js sur mobile, notamment en optimisant mieux la compression de code (voir la présentation vidéo de Brendan Eich, le CEO de Mozilla). Hébergé sur GitHub, WebAssembly revendique une vitesse de parsing 20 fois supérieures à un parsing JavaScript traditionnel.

Comme asm.js, WebAssembly est aussi conçu pour compiler du code C/C++ en JavaScript (via la technologie clang/LLVM). Mais il est déjà prévu d'assurer le portage d'autres langages. L'objectif étant, à terme, de rendre polyglotte les moteurs JavaScript des navigateurs web du marché. Autre promesse du projet : la volonté de permettre aux moteurs JS d'absorber plus d'appels d'API, et d'optimiser la consommation des ressources machines sous-jacentes.

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