Brandalley ne reconduit pas l'opération "Payez ce que vous voulez"


Brandalley ne s'y attendait pas : les internautes invités à payer au prix qu'ils voulaient 10 000 articles du site marchand n'ont pas - du tout - suivi les prix recommandés...

Le site de ventes privées débutait ce mercredi 6 mai son opération "Payez ce que vous voulez", proposant pendant quatre jours 10 000 articles à un prix laissé à l'appréciation des acheteurs, sur le refrain "Brandalley se bat pour redonner le pouvoir d'achat aux Français". Problème : ne peut se prendre pour Radiohead qui veut. Le groupe de rock anglais avait en effet très bien vendu son dernier album "In Rainbows", en proposant à ses fans de le payer au prix qu'ils souhaitaient.

Les cyberacheteurs ont-ils moins de considération pour les marques qu'ils achètent, ou pour le site où ils font leurs emplettes ? C'est la conclusion qu'en tire Brandalley, qui se désole que 85 % des internautes n'aient payé les articles que 1 ou 2 euros, quel que soit le prix recommandé. "Autant l'avouer : nous sommes heureusement surpris qu'ils n'aient pas été plus nombreux", confesse le site. Le panier moyen ne s'élève finalement qu'à 13 euros.

A 15 heures mercredi, le site enregistrait 350 000 connexions, 8 500 articles étaient déjà écoulés et 10 000 internautes s'étaient inscrits sur les différents portails du site marchand. Côté notoriété, l'opération est donc un vrai succès. Côté tiroir caisse, la désillusion est apparemment conséquente. Brandalley, qui annonçait l'opération en fanfare depuis deux semaines, a vu le vent tourner en début de semaine, lisant sur les blogs que "quantité de jeunes filles reconnaissaient sans fard qu'elles joueraient 'les radines' et invitaient copines et internautes à transformer l'opération en un gigantesque potlach gratuit".

Regrettant l'"instinct d'appropriation pur et simple" de la majorité des acheteurs, l'e-commerçant loue néanmoins les 15 % restants qui ont payé en moyenne 20 % de moins que le prix recommandé. Une minorité "animée d'une éthique minimale" et de "respect de sa propre image", s'opposant au "panurgisme de masse" explique Brandalley. Visiblement vacciné, le site conclut que ce "Payez ce que vous voulez" sera le dernier : "répéter l'opération serait rendre un mauvais service aux consommateurs". Un avis qui on s'en doute ne sera pas partagé par ces derniers.

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