L'IoT, une révolution pour les modèles économiques basés sur les services

Derrière les concepts de smart cities, de connected cars, d'e-Health, d'Industry 4.0, certains voient une nouvelle révolution industrielle. D'autres y perçoivent un vecteur d'innovation dans les services, une évolution des modèles économiques et de nouvelles opportunités au sein de leurs écosystèmes actuels.

L’IoT correspond à un ensemble d’objets physiques connectés qui communiquent via de multiples technologies avec diverses plateformes de traitement de données, en lien avec les vagues du cloud et du big data. La vision d’un monde connecté offre d’innombrables opportunités par les possibilités données, en tant qu’utilisateur final comme en tant que fournisseur de service.

Les dirigeants doivent transformer leur entreprise en commençant par faire le bilan des expériences réelles et s'inspirer d'exemples concrets. Il est caractéristique qu’avec l’IoT, le service devance l’objet, de sorte que l’Internet des Services doit être pensé avant l’Internet des Objets. Les applications qui découlent de l’IoT se traduisent par de nombreux usages concrets impactant significativement le quotidien des individus et des entreprises.

Une spécificité de l’IoT est qu’il mobilise aussi bien des problématiques grand public  que des enjeux propres au monde de l’entreprise. Les modèles d’affaires développés et envisagés, et les chaînes de valeur qui en découlent, sont ainsi autant B2B et B2B2C que B2C.

La chaîne de valeur de l’IoT s’articule autour des trois grands domaines (objet, connexion et traitement des données) où l’open source a un rôle à jouer. En effet, il nous paraît évident que l’enfermement de l’IoT dans une logique propriétaire serait un frein :

- Les objets physiques possèdent de plus en plus d’intelligence et de capacité de traitement où Linux (Yocto) et Android sont déjà bien présents. Mais une partie importante des objets ne peuvent pas utiliser ces systèmes, faute de ressources suffisantes en CPU, mémoire et en énergie. Il y a donc de nouveaux systèmes comme Kontiki ou Riot pour répondre à ces contraintes.

- Les réseaux de communications électroniques permettent de transporter les données issues des objets. Ces réseaux utilisent des protocoles proches ou dérivés de ceux utilisés dans l’informatique classique et donc relativement ouverts comme IP, TCP, UDP,wifi et Bluetooth. Pour répondre aux contraintes propres à l’IoT de nouveaux protocoles ouverts comme LoRA, LoWPAN, CoAP et MQTT arrivent en force sur ce marché en pleine croissance.

- Les architectures IoT comportent des outils pour le stockage, la corrélation et l’analyse de ces données qui reposent majoritairement sur des composants issus de l’écosystème du logiciel libre. Nous pouvons citer Cassendra, Hadoop, Kafka et WSo2 pour la gestion des API.

Actuellement de nombreux écosystèmes cloisonnés structurent l’IoT malgré quelques initiatives allant vers plus de standardisation comme Iotivity de l’Open Connectivity Foundation. L’enjeu d’ouverture, à travers celui de l’interopérabilité, deviendra plus prégnant au fur et à mesure des déploiements à grande échelle des solutions de l’internet des objets.

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