Apple va ouvrir une usine de production aux Etats-Unis

700 personnes vont venir travailler au sein de la chaîne de production alors que la phase de construction et d'installation du site devrait, elle, concerner pas moins de 1 300 personnes.

Passé maître dans l'art du contre-pied, Apple vient de surprendre tout son monde en annonçant qu'il allait rapatrier une partie de la production de ses iPhone dans une usine construite pour l'occasion, qui ouvrira l'an prochain du côté de Phoenix (Arizona). "Nous sommes fiers de développer une véritable production locale, avec cette nouvelle usine qui va créer plus de 2.000 emplois dans l'ingénierie, la fabrication et la production, a ainsi expliqué à Bloomberg une porte-parole d'Apple. Cette unité produira des composants pour les produits Apple et utilisera dès le premier 100 % d'énergies renouvelables." Ce sont en fait 700 personnes qui devraient venir travailler au sein de la chaîne de production mais toute la phase de construction et d'installation du site devrait, elle, concerner pas moins de 1 300 personnes.

Apple s'est fait plus discret au moment de préciser la nature des produits qui y seraient fabriqués. A peine le groupe a-t-il consenti à dévoiler qu'il avait signé un accord avec l'américain, GT Advanced Technologies, qui devient son fournisseurs attitré de saphir, ce matériau qu'Apple utiliser pour protéger la lentille de son appareil photo et sa fonctionnalité " fingerprint " déployée dans l'iPhone 5S. Apple s'engage à verser une avance de 578 millions de dollars à GT Advanced Technologies, remboursable sur cinq ans à partir de 2015. La décision de relocaliser une partie de sa production, prise par une société considérée comme l'un des chantres de la délocalisation, peut surprendre. Elle relève toutefois plus d'un simple pragmatisme que d'un quelconque patriotisme. Apple a eu, par le passé, maille à partir avec son fournisseur attitré, le chinois Foxconn. Entre les grèves qui ont affectées une usine qui est loin de donner l'exemple lorsqu'il s'agit de conditions de travail, les retards de productions et les défaillances imputables à la mauvaise qualité de certains composants, les griefs qu'Apple peut avoir sont nombreux. Et, alors que Barack Obama fait l'apologie de la relocalisation, le timing semblait parfait.































 

Etats-Unis / Apple

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