Yahoo et Microsoft s'unissent contre Google Les risques pour la concurrence

Un tel accord peut-il menacer la concurrence au point d'être finalement interdit par les autorités ? C'est ce que craignent les parties prenantes, en particulier Microsoft, selon le "Wall Street Journal".


Car le gouvernement américain s'est déjà intéressé de très près à ce type d'accord. En novembre dernier, il avait ainsi fait capoter le projet de rapprochement entre Yahoo et Google (Lire l'article Google enterre son accord avec Yahoo, du 05/11/08). Alerté sur l'intention du ministère de la Justice de lancer une action antitrust, Google avait préféré jeter l'éponge.

 

Mais les conséquences d'un partenariat Microsoft-Yahoo semblent moins importantes. Avec Google, la part de marché de Yahoo dans la recherche avoisinerait 85 % aux Etats-Unis, selon comScore. Avec Microsoft, elle serait inférieure à 30 %. Les annonceurs américains, qui dénonçaient à l'époque cette éventuelle position dominante, semblent plutôt satisfaits de voir une alternative renforcée à Google.


Les nouveaux partenaires estiment de leur côté que l'accord "fournira une alternative viable aux annonceurs" et que ces derniers "n'auront plus à s'appuyer sur une société qui domine plus de 70 % de la recherche". Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, parle également d'un "vrai choix pour les consommateurs dans un marché actuellement dominé par une seule société".


Malgré tout, ce précédent inquièterait Microsoft. D'autant plus si Google fait pression sur les pouvoirs publics pour qu'ils s'y opposent. Steve Balmer a d'ailleurs déclaré que le principal obstacle de cet accord à Washington serait justement le moteur de recherche de Mountain View. Et l'accord étant mondial, contrairement à celui projeté l'année dernière par Yahoo et Google, il pourrait rencontrer d'autres oppositions. A commencer par la Commission européenne, avec qui Microsoft a déjà eu maille à partir. Le poids combiné des nouveaux partenaires reste cependant moins conséquent en Europe qu'aux Etats-Unis.


Yahoo et Microsoft s'attendent donc à ce que leur accord soit étudié de près par les autorités et espèrent en obtenir le feu vert début 2010.

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