Tim Cook : "nous payons tous les impôts que nous devons"

Le patron d'Apple se défend de frauder le fisc américain et réclame une baisse de la fiscalité pour rapatrier le cash du groupe basé à l'étranger.

Accusé par un rapport du Sénat américain de frauder le fisc, Tim Cook s'est défendu hier au cour d'une audition d'avoir transféré des milliards de dollars à l'étranger pour éviter de payer des impôts sur le territoire américain. "Nous ne camouflons pas d'argent sur je ne sais quelle île des Caraïbes, a expliqué le patron d'Apple. Nous payons les impôts que nous devons". D'après lui, Apple a été l'un des principaux contribuables américains en 2012 avec 6 milliards de dollars d'impôts payés au fisc, et s'attend à payer 7 milliards cette année.

Si Carl Levin, le président de la commission d'enquête permanente du Sénat américain reconnaît qu'Apple n'a fait qu'exploiter une faille entre les règles fiscales de l'Irlande et des Etats-Unis, il accuse Apple d'avoir détourné 9 milliards de dollars en 2012 par le biais de filiales basées en Irlande, opérées depuis les Etats-Unis, mais sans domiciliation fiscale. De son côté, Apple milite pour ne payer qu'une somme "raisonnable" pour pouvoir rapatrier ses bénéfices détenus en dehors des Etats-Unis. Aujourd'hui, le taux d'imposition sur les bénéfices réalisés à l'étranger y est de 35%.

Malgré 102 milliards de cash détenus à l'étranger, Apple vient de lever 17 milliards de dette au bénéfice de ses actionnaires, afin d'éviter de payer des taxes sur ses bénéfices en rapatriant cette somme aux Etats-Unis.

En France, le même problème se pose. Selon un rapport de Greenwitch Consulting, les cinq plus gros acteurs de l'Internet n'ont versé que 37,5 millions d'euros au fisc en 2011, au lieu des 829 millions qu'elles auraient du payer si elles n'avaient pas pratiqué d'évasion fiscale...

Etats-Unis / Apple

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