Google caresse les éditeurs américains dans le sens du poil


Google ne rachètera ni ne soutiendra financièrement la presse américaine. Pour renouer avec un secteur qui lorgne une part des liens sponsorisée de Google Actualités, le groupe veut les aider à monétiser leur audience.

Le PDG de Google Eric Schmidt a précisé au "Financial Times" qu'il n'était pas dans l'intention du géant du Web de racheter des journaux papiers. Des rumeurs faisaient en effet état depuis plusieurs semaines de l'intérêt de Google pour des entreprises du secteur. Si Eric Schmidt a concédé avoir réfléchit à la question, il estime que Google ne doit pas franchir le frontière qui sépare une entreprise technologique d'une entreprise de contenus. Par ailleurs, la crise de la presse américaine qui a entraîné de nombreuses faillites dans le secteur l'a refroidit.

Maintenant qu'il est clair que Google n'aidera pas le secteur financièrement d'une manière ou d'une autre (via sa fondation Google.org par exemple), il lui reste à trouver autre chose pour atténuer les attaques de la presse américaine. Les éditeurs considèrent en effet Google News comme un service parasite qui lui permet de gagner de l'argent en profitant gracieusement de leurs contenus. Ce que conteste Google en arguant du fait qu'il renvoie du trafic vers leus sites et qu'il ne voit donc pas de raison de partager les revenus issus des liens sponsorisés de son service d'actualités.

Aussi, pour éviter de se mettre en froid avec les grands journaux, Google travaille à trouver des solutions de monétisation de l'audience des sites de journaux américain, dont le "Washington Post". Eric Schmidt promet d'ailleurs de faire profiter les autres journaux de cette expérience s'il trouvait des solutions intéressantes.

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