Rodrigo Sepulveda (co-fondateur de Vpod.tv) "Nous atteindrons la rentabilité au premier trimestre 2009"

La plate-forme de vidéos à destination des entreprises va fermer ses accès gratuits, entérinant son modèle BtoB. 2009 devrait être l'année de la rentabilité, d'une levée de fonds et de l'essor international.

JDN. Vous annoncez sur le blog de Vpod.tv la fermeture prochaine des comptes gratuits. Pourquoi avoir gardé cette activité grand public si votre positionnement est essentiellement BtoB ?

Rodrigo Sepulveda. Ce service BtoC remonte à l'origine de Vpod.tv. Nous nous sommes lancés en novembre 2006 sur ce positionnement. Mais c'est à ce moment-là que Google a racheté YouTube. Le mois suivant, nous avons décidé qu'il était plus judicieux de faire du BtoB. Le temps d'ajouter quelques outils adaptés à ce marché, et nous nous sommes relancés avec ce positionnement en mai 2007. Nous n'avons donc pas eu le temps de nous occuper de fermer le service BtoC. Depuis mai 2008 cependant, on ne peut plus s'y inscrire. Et nous avons décidé de supprimer les comptes gratuits ce 31 décembre. Les maintenir ne servait à rien, d'autant moins qu'ils étaient utilisés par des entreprises alors que d'autres sont clientes de nos services payants. 

 

YouTube et DailyMotion sont des sites d'audience grand public. Qui sont vos concurrents sur le marché BtoB ?

Kewego est le dernier acteur européen en-dehors de Vpod.tv. En attendant l'américain Brightcove qui va arriver en Europe. Comme Kewego, nous fournissons des solutions de WebTV à des entreprises. Mais ils sont plus nombreux que nous et ciblent une gamme plus large de clients. Notre offre, de quelques milliers d'euros par mois, s'adresse surtout aux grands comptes. 70 clients nous font confiance, qu'ils soient opérateurs télécoms, institutionnels, marques, média ou encore sites e-commerce.

 

Comment cela se traduit sur votre chiffre d'affaires ? Quand visez-vous la rentabilité ? 

Je peux vous dire que nous allons dépasser le million d'euros de chiffre d'affaires en 2008, contre 251 000 euros en 2007, l'année pour laquelle notre activité a vraiment commencé (en mai, ndlr.). Quant à la rentabilité, nous l'atteindrons au premier trimestre 2009. Nous annoncerons par ailleurs en début d'année un deuxième tour de table, qui sera le dernier de la société. Cela va nous donner les moyens d'attaquer réellement l'international, même si nous avons déjà quelques clients en Espagne et aux Etats-Unis. Nous allons ouvrir cinq bureaux en Europe.

Capital risque / Levée de fonds

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