Livres numériques : les distributeurs veulent un cadre légal


Libraires et grands distributeurs culturels demandent une formalisation rapide du marché des livres numériques afin d'éviter les débordements et le piratage.

Le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC) et le Syndicat de la librairie française (SLF) plébiscitent d'une même voix une offre légale et attractive sur le marché du livre numérique. Bien qu'il ne représente aujourd'hui que 60 000 à 80 000 titres numérisés sous droits disponibles à l'achat en France, soit en termes de chiffre d'affaires seulement 1 % du marché du livre en 2009, le marché du livre numérique est appelé à se développer en 2010 grâce à l'essor des terminaux de lecture.

Parmi leurs demandes, le SDLC et le SLF souhaitent la création d'un hub professionnel, autrement dit une plate-forme numérique unique, sorte d'entrepôt pour les livres numérisés, conjointement gérées par les éditeurs et les libraires.

A l'image du rapport Zelnik, ils demandent aussi des conditions légales et tarifaires identiques pour les livres numériques comme imprimés. Cela inclut l'application du prix unique fixé par les éditeurs ainsi qu'un taux de TVA réduit à 5,5 %.

A eux deux, le SDLC (qui réunit la Fnac, Virgin Megastore, Cultura, le Furet du Nord et Decitre) et le SLF (qui compte 550 librairies indépendantes) représentent 70 % de la vente de livres en France. Les objectifs qu'ils visent en faisant front ensemble sont d'éviter la création d'un marché parallèle et illégal, donc l'effondrement du marché comme cela a pu se passer pour le marché de la musique, et d'éviter la guère des prix qui fait rage aux Etats-Unis.