Myspace se sépare d'un salarié sur trois aux Etats-Unis


Les rumeurs se concrétisent. Myspace se sépare d'un tiers de ses salariés aux Etats-Unis, soit 460 personnes. Le site doit faire face à un avenir économique incertain.

"Un plan nécessaire à la santé du groupe". C'est en ces termes que le nouveau patron de Myspace, Owen Van Natta, a justifié le licenciement de près d'un tiers des effectifs du réseau social aux Etats-Unis, soit 420 salariés sur les 1 600 qu'il emploie dans le monde. Ainsi, selon Jonathan Miller, responsable des activités internet de News Corp, sa maison mère, les effectifs de Myspace étaient surdimensionnés. "Cette restructuration aidera MySpace à devenir plus efficace, au niveau structurel et financier", explique-t-il. La société n'a pas précisé si ses activités à l'international seront-elles aussi touchées.

Pour Myspace, il s'agit aussi d'une réduction de voilure nécessaire, tant pour faire face à la crise qu'à la concurrence. Racheté 580 millions de dollars par le groupe de Rupert Murdoch en 2005, MySpace a depuis perdu sa place de réseau social numéro un dans le monde au profit de Facebook. Par ailleurs un contrat de 900 millions de dollars portant sur la diffusion de liens sponsorisés sur son site pendant trois ans passé avec Google prend fin l'année prochaine. Ce qui fait peser un doute sur la capacité de Myspace de sécuriser ses revenus dans les années à venir.

Pour noircir le tableau, cette annonce intervient 24 heures après que Facebook soit passé devant Myspace sur le territoire américain en nombre de visiteurs uniques au cours du mois de mai, selon Comscore. Battu à l'international, Myspace conservait encore son leadership outre-Atlantique. Pionnier des réseaux sociaux fondé en 2004, Myspace revendique 140 millions d'utilisateurs contre 200 millions pour Facebook, qui emploie de son côté près de 850 personnes.

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