Tweets racistes : Twitter va devoir fournir l'identité des auteurs

La cour d'appel de Paris a débouté Twitter dans l'affaire l'opposant à cinq associations : l'UEJF, J'accuse!, SOS racisme, le Mrap et la Licra.

La plateforme de micro-blogging californienne Twitter se trouve contrainte de fournir l'identité des auteurs des tweets racistes. Selon l'AFP, Twitter a été débouté hier par la cour d'appel de Paris qui a constaté que la société n'avait pas fourni les données réclamées et une justification quant à l'impossibilité de le faire. Chez Twitter, un porte-parole a exprimé sa déception et évoque la possibilité de soumettre un appel. En France, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belckacem a confirmé que "Twitter doit exécuter les décisions de justice pour permettre l'identification et donc la condamnation des auteurs de ces tweets haineux".

Fin janvier, Twitter avait été assigné devant le Tribunal de grande instance de Paris suite aux requêtes formulées par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et le collectif "J'accuse" (lire l'article "Tweets racistes : la justice française hausse le ton", du 24/01/13). Sans réponse de la part de Twitter, l'UEJF avait alors décidé de porter l'affaire au pénal, lui réclamant 38,5 millions d'euros (lire l'article "Tweets racistes : l'UEJF réclame 38,5 millions d'euros à Twitter", du 21/03/13).

D'autres associations leur ont par la suite apporté leur soutien : SOS racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Cette dernière vient d'ailleurs de lancer son application mobile de lutte contre les actes racistes et antisémites, qui permet notamment de photographier des tags racistes et de les dénoncer.

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