Le gouvernement dénonce la publicité illégale de Betclic


Le ministre du Budget juge illégales les publicités des opérateurs de paris alors que le marché des jeux d'argent n'est pas encore ouvert. Mais peut-il les empêcher ?

BetClic a diffusé à plusieurs reprises dimanche sur Europe 1, une publicité incitant les auditeurs de la radio à rejoindre le "million de joueurs" que revendique l'opérateur. Une campagne de publicité condamnée par le ministère du Budget qu'il juge illégale avant l'ouverture officielle du marché français des jeux d'argent en ligne, prévu en 2010 (lire L'ouverture du marché des paris sportifs sera effective en 2010, du 05/03/2009). Sur Internet, les opérateurs de paris, dont Betclic, sont pourtant déjà nombreux à faire leur publicité sur Internet depuis déjà plusieurs mois.

Lors de la présentation de son projet de loi, le  ministre du Budget Eric Woerth, avait recommandé aux opérateurs de paris désireux de s'installer légalement sur le marché français de ne pas communiquer avant l'ouverture officielle du marché, sous peine de représailles. En juin 2008, il expliquait notamment que cette infraction pourrait faire office de mauvais point lors de la demande de licence par les opérateurs concernés. Contacté par l'AFP, le ministère s'est contenté d'indiquer qu'il étudie "les moyens juridiques à mettre en oeuvre pour que ce calendrier soit respecté par tous les opérateurs".

Reste à savoir quels sont les moyens d'action réels du gouvernement à l'encontre des opérateurs qui ne respecteraient pas sa consigne. S'il ne leur délivrait pas de licence sous ce prétexte, les opérateurs pourraient toujours saisir la justice, la législation européenne étant, en effet de leur côté. Anticipant l'évolution de la législation française sur le secteur, la justice avait d'ailleurs au début du mois de mars relaxé Patrick Partouche, le dirigeant du groupe de casinos Partouche après l'avoir condamné en 2007 pour avoir prêté son nom à un site Internet de jeux de poker basé à l'étranger.

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