Des élus demandent le retrait des publicités numériques du métro


Un collectif d'associations et d'élus demande la suspension du déploiement de mobilier publicitaire high tech dans le métro et envisage une action en référé.

Le réseau publicitaire numérique que la RATP veut généraliser en 2009 dans ses stations de métro et les gares inquiète. Mercredi 28 janvier, un collectif d'associations et d'élus d'Ile-de-France a demandé la suspension des panneaux publicitaires animés dans le métro parisien et annoncé une action en référé devant le tribunal administratif d'ici les prochains jours. Ils demandent l'ouverture d'un débat public sur le sujet.

Baptisés "Numéri-flash", ces panneaux à écran LCD Full HD de 70 pouces - soit 90 centimètres de largeur pour 160 de hauteur - diffuseront de la publicité animée ou fixe, ciblée en fonction des heures de la journée (lire La RATP va mesurer l'audience de ses panneaux publicitaires, du 08/12/2008). Au moyen de capteurs, les Numéri-flash pourront mesurer l'audience des publicités mais également identifier les images ou éléments qui auront retenu le plus l'attention.

Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, assure qu'il s'agit d'un simple système de comptage et qu'aucune image ne sera enregistrée par ces capteurs. Cependant, la présidente du collectif Résistance à l'agression publicitaire (Rap), Charlotte Nenner, estime que l'implantation de ces panneaux revient à "instaurer la vidéosurveillance à des fins commerciales et une publicité intrusive via le dispositif Bluetooth", rapporte l'AFP.

Après l'inauguration de quelques écrans en décembre 2008, la RAPT prévoit d'installer 400 Numéri-flash dans le métro parisien en 2009 et 800 dans les gares d'Ile-de-France. Métrobus cherche avec ce nouveau mobilier publicitaire à adapter à l'affichage urbain les méthodes de reporting propres aux bannières publicitaires pour travailler l'efficacité et la rotation des campagnes.

Autour du même sujet

Annonces Google