Epub : la France devance le Royaume Uni et l'Allemagne côté qualité du média online

Epub : la France devance le Royaume Uni et l'Allemagne côté qualité du média online Pourtant bien plus matures, le Royaume Uni et l'Allemagne sont derrière la France en matière de qualité de leur inventaire publicitaire, selon un rapport d'Integral Ad Science.

Visibilité de plus de 5 secondes, fraude, contexte de diffusion... C'est une petite surprise mais sur ces trois indicateurs clés de la qualité du média, la France prend le pas sur ses voisins allemands et anglais, selon un rapport publié aujourd'hui par le spécialiste de la mesure, Integral Ad Science. Integral Ad Science, qui agrège ces trois mesures dans un indicateur baptisé, TRAQ Score. Ce baromètre attribue ainsi une note de 632 points à l'Hexagone. Le Royaume-Uni, avec 623 points, et l'Allemagne, avec 607 points, suivent. Etonnant alors que ces deux pays sont bien plus matures que l'Hexagone en matière d'investissements publicitaires online avec une part du digital dans les investissements médias de 37 et 32% en 2014 (contre 25% en France). Mais selon Yann Le Roux, directeur général d'Integral Ad Science France, "la maturité du marché et qualité du media ne sont pas toujours liés". 

Un effet Audience Square et La Place Media ? 

Les impressions frauduleuses, c'est-à-dire celles qui sont générées par des robots, représentent environ un dixième des impressions publicitaires en France. La France est proportionnellement mieux lotie dans ce domaine que l'Allemagne (11,2%) et surtout la Grande-Bretagne (12,9%). Même constat en ce qui concerne le contexte de diffusion, la fameuse "brand safety" où l'Hexagone tire également son épingle du jeu. Les contextes de diffusion problématiques (représentant un risque modéré, élevé ou très élevé pour la marque de l'annonceur), concernent 10,6% des impressions en France, un niveau légèrement meilleur que celui de la Grande-Bretagne. En Allemagne le risque est nettement plus élevé, avec un taux de 17,4% des impressions diffusées dans des environnements risqués. Comment expliquer de tels écarts ? Yann Le Roux préfère s'en tenir aux hypothèses. "C'est difficile à dire. On peut penser que le lancement, très tôt, d'ad-exchanges medias en France, Audience Square et La Place Media, a sans doute beaucoup contribué à l'instauration d'un cercle vertueux." Au Royaume-Uni, une initiative de ce genre va bientôt voir le jour. En Allemagne, elle se fait toujours attendre. 

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Visibilité des inventaires online dans les trois principaux pays européens.  © Integral Ad Science

Vient enfin la question de la visibilité. Si la part d'impressions considérées comme visibles plus d'une seconde s'élève à 47,8% en France, ce qui la place derrière l'Allemagne et ses 51,8%, l'Hexagone est plus performant dès qu'on augmente le curseur. 33,5% de l'inventaire est visible plus de 5 secondes et 21,4% plus de 15 secondes. Soit de bien meilleurs résultats que ses voisins. Un résultat qui ne surprend pas forcément Yann Le Roux qui rappelle que "La France est peu ou proue le marché qui a inventé la visibilité via le travail d'évangélisation opéré par Alenty". D'où un niveau de pratique plus élevé. 

La France est uméro un en Europe mais qu'en est-il vis à vis des Etats-Unis ? Impossible d'apporter à ce jour une réponse à cette question. Integral AdScience segmente en effet l'inventaire US, bien plus mature, entre ventes directes des régies et ventes par les ad-networks et ad-exchanges. Dans ce contexte, le TRAQ Score du premier est de 673 et celui du second de 521, sur la même période. 

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