Tesla : l'Autopilot jugé en partie responsable d'un accident

Tesla : l'Autopilot jugé en partie responsable d'un accident TESLA - Les autorités américaines estiment que le système de conduite semi-autonome "a permis au chauffeur de se désengager de la conduite", ce qui est rigoureusement interdit.

[Article mis à jour le 5 septembre 2019 à 11h45] En janvier 2018, un accident  impliquant une Tesla en mode Autopilot (conduite semi-autonome) qui avait percuté un camion de pompiers, a provoqué une enquête des autorités routières de Californie, le NTSB. L'institution a rendu le 3 septembre un rapport final,  qui juge Tesla partiellement responsable de l'accident. Après avoir analysé les données de la Tesla Model S impliquée, elle en a déterminé que sa fonction Autopilot était active pendant les 13 minutes qui ont précédé le crash. Durant cette période, le conducteur a maintenu ses mains sur le volant pendant seulement 51 secondes, alors qu'il doit être tenu en permanence, selon les régulations en vigueur. Le conducteur n'a pas écouté les nombreuses mises en garde du véhicule, qui a cependant continué à rouler en mode Autopilot malgré le non-respect de ces règles. Le NTSB juge donc Tesla en partie responsable de l'accident, car son système "a permis au chauffeur de se désengager de la conduite". Le gendarme de la route estime toutefois que le conducteur , qui n'a pas été blessé, est également responsable de l'accident, car il aurait pu "prendre des mesures pour éviter la collision ou limiter ses dégâts" s'il avait maintenu son attention.

En réaction à ce rapport, Tesla affirme avoir réalisé plusieurs mises à jour de ses systèmes depuis l'accident en 2018, notamment sur la fréquence des avertissements faits au conducteur et les conditions de leur activation. De son côté, le NTSB pointe le manque de transparence de Tesla en la matière. Après un accident en Floride en 2016 impliquant une Tesla en mode Autopilot, le NTSB avait demandé à six constructeurs de voitures semi-autonomes, dont l'entreprise d'Elon Musk, de développer des applications pour mieux détecter l'inattention des conducteurs et les alerter en cas de manquement. "Tous les constructeurs sauf Tesla ont répondu pour expliquer le fonctionnement de leurs systèmes et les efforts mis en œuvre", déplore le NTSB.

Voilà déjà seize ans que Tesla s'est lancé dans sa quête d'une voiture électrique haut de gamme. Le constructeur auto a été fondé en 2003 par Martin Eberhard et Marc Tarpenning, qui seront rapidement rejoints par son personnage emblématique et actuel dirigeant, Elon Musk. Le nom de l'entreprise vient de Nikola Tesla, inventeur de génie dans l'électricité et la mécanique. L'entreprise a contraint tous les grands constructeurs à se lancer sérieusement dans l'électrique. Après une période très difficile en 2018, marquée par des difficultés de production puis de livraison, Tesla a réussi en 2019 à augmenter la cadence de construction et de vente de ses véhicules. L'entreprise doit désormais prouver qu'elle peut maintenir ces niveaux sur le long terme. Actualités, prix, modèles, magasins en France… voici tout ce qu'il faut savoir sur Tesla.

Tesla en France 

Tesla est présent en France depuis 2010, date de l'ouverture de son premier magasin hexagonal, à Paris. Le constructeur se repose sur un modèle de vente directe aux clients sur Internet ou dans ses magasins. Depuis son arrivée, Tesla a étoffé sa présence en France. En plus de Paris, le constructeur dispose désormais de magasins à Chambourcy, Le Chesnay, Vélizy-Villacoublay, Nantes, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice et Lyon. Les clients potentiels peuvent y réaliser des essais et commander un véhicule. Des représentants commerciaux sont également présents à Lille, Rennes, Toulouse, et Strasbourg. 

Tesla a établi un vaste réseau de recharge électrique dans le pays. Il est à la fois composé de ses stations de recharge maison, les Superchargeurs, et de sites de recharge chez des entreprises partenaires, comme des hôtels ou des centres commerciaux.  Leur emplacement est consultable sur le site de Tesla. La carte ci-dessous répertorie tous les chargeurs du réseau Tesla en France.

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En France, les ventes de Tesla sont confidentielles, mais tout de même en forte progression. Ainsi, alors que la marque avait vendu 1252 véhicules en 2018 (d'après les données d'immatriculations de voitures), elle en a écoulé 3730 rien qu'entre janvier et juin 2019. Une belle croissance due à l'arrivée sur le marché français de la Model 3, la moins chère des Tesla. Elle est d'ailleurs devenue la deuxième voiture électrique la plus vendue en France, toujours loin derrière la Zoé de Renault (8877 immatriculations entre janvier et juin 2019).

Prix d'une Tesla

Voici les prix de départ des modèles commercialisés par Tesla en France. La facture finale peut grandement varier en fonction du choix des options, notamment les batteries et l'ajout du mode de conduite "entièrement autonome" (en réalité semi-autonome, en option à 6300 euros). Tous les prix tiennent compte d'un bonus écologique de 6000 euros. 

  • Prix de la Tesla Model 3 : à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris).
  • Prix de la Tesla Model S : à partir de 85 000 euros (bonus écologique compris).
  • Prix de la Tesla Model X : à partir de 90 700 euros (bonus écologique compris).
  • Prix de la Tesla Roadster : à partir de 172 000 euros (bonus écologique compris).
Comparatif des différents modèles Tesla
Modèle Prix de base Autonomie temps 0-100 km/h Vitesse max
Model 3 42 600 € 355 - 500 km 3,5 - 5,6 secondes 210 - 250 km/h
Model S 85 000 € 416 -540 km 2,5 - 4,2 secondes 225 - 250 km/h
Model X 90 700 € 417 - 542 km 3,1 - 5,2 secondes 210 - 250 km/h
Roadster 172 000 € 1000 km 2,1 secondes 400 km/h

Tesla Model 3

La Tesla Model 3, berline grand public. © Tesla

La plus abordable de toutes les Tesla, la Model 3, est une berline dotée d'une autonomie de 350 kilomètres, selon Tesla. Disponible à partir de 42 600 euros (bonus écologique compris) en France, elle doit permettre à Tesla d'imposer la voiture électrique auprès du grand public. Ses premières livraisons de  ont commencé en février 2019 en Europe.

Cette voiture rencontre un grand intérêt : plus de 450 000 réservations de ont été enregistrées par l'entreprise avant même la sortie du véhicule. Mais c'est aussi un énorme défi, car le succès de Tesla repose désormais sur sa capacité à rapidement atteindre d'énormes capacités de production, que les grands constructeurs mondiaux ont mis des décennies à perfectionner, afin d'honorer toutes ces commandes. Tesla a raté à de nombreuses reprises ses objectifs de production hebdomadaires et trimestriels en 2018, mais s'est fortement améliorée fin 2018 et en 2019. Mi-octobre 2018, le constructeur a dépassé les 100 000 Model 3 sorties d'usine, d'après le Tesla Model 3 Tracker, un modèle d'estimation de sa production développé par Bloomberg. Il aura fallu un an et demi à Tesla pour atteindre ce chiffre, depuis le début de la mise en production de la Model 3. Une vitesse d'exécution largement supérieure au rythmes de production des Model S et Model X, qui montre les progrès de Tesla en la matière. Puis elle a annoncé avoir battu son record de production, avec plus de 87 000 véhicules construits au seul deuxième trimestre 2019, dont 77 000 unités rien que pour la Model 3. Mais Tesla est encore loin d'être devenu un grand industriel de l'automobile. A titre de comparaison, les 20 plus gros constructeurs mondiaux produisent entre 1 et 10 millions de voitures par an chacun.

  • Prix de base : 42 600 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 355 et 500 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 3,5 à 5,6 secondes
  • Vitesse maximale : 210 à 250 km/h

Tesla Model S

La Tesla Model S, une berline haut de gamme. © Tesla

La Model S est la première berline conçue par Tesla, dont les livraisons ont commencé en 2012 aux Etats-Unis. Elle est plus grande et bien plus onéreuse que la Model 3, avec un premier prix à 85 000 euros. La Model S bénéficie en échange d'une puissance et d'une autonomie supérieures (450 kilomètres avec la batterie premier prix), et peut profiter  gratuitement du réseau de recharge électrique Superchargeur, alors que les propriétaires de Model 3 devront payer. Elle dispose également d'un meilleur écran de bord, d'un plus grand coffre et de technologies supplémentaires.

  • Prix de base : 85 000 euros (bonus écologique inclus)
  • Autonomie : Entre 416 et 540 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h : 2,5 à 4,2 secondes
  • Vitesse maximale : 225 à 250 km/h

Tesla Model X 

La Model X, le SUV de Tesla. © Tesla

Le SUV de luxe de Tesla. La Model X est la plus spacieuse des Tesla, avec un habitacle pouvant accueillir jusqu'à sept personnes. Elle est connue pour ses portes arrières Falcon, qui s'ouvrent de bas en haut, plutôt que latéralement comme sur la plupart des véhicules, et facilitent le stationnement dans des endroits exigus.

Prix de base : 90 700 euros (bonus écologique inclus)

Autonomie : Entre 417 et 542 kilomètres

Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,1 à 5,2 secondes

Vitesse maximale : 210 à 250 km/h

Tesla Model Y

La Tesla Model Y, un compromis entre berline et SUV. © Tesla

Tesla prépare un crossover (entre berline et SUV), la Model Y. Dévoilée en mars 2019, elle devrait entrer en production au premier semestre 2020. Le véhicule est déjà disponible à la réservation en France,  bien qu'il ne sera pas livré avant 2022 en Europe. La Model Y se situe dans une gamme de prix intermédiaire entre la Model 3 et les luxueuses Model S et X, avec un premier prix à 58 000 euros (bonus écologique compris).

Prix de base : 58 000 euros (bonus écologique inclus)

Autonomie : Entre 368 et 540 kilomètres

Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  3,5 à 5,9 secondes

Vitesse maximale : 192 à 240 km/h

Tesla Roadster 

Tesla Roadster, une voiture sportive de luxe. © Tesla

La toute première Tesla, commercialisée entre 2008 et 2012. C'est avec cette voiture sportive que l'entreprise a commencé à démontrer que les voitures électriques pouvaient atteindre des performances comparables à celles des voitures thermiques. Sa conception est le fruit d'un partenariat avec le constructeur britannique Lotus. Tesla a annoncé la commercialisation en 2020 d'une nouvelle Roadster à partir de 172 000 euros. Le bolide serait capable d'atteindre les 100 kilomètres par heure en 2,1 secondes et de dépasser les 400 kilomètres par heure en vitesse maximale, le tout avec la promesse d'une autonomie de 1000 kilomètres.  

  • Prix de base : 172 000 euros
  • Autonomie : 1000 kilomètres
  • Temps pour passer de 0 à 100 km/h :  2,1 secondes
  • Vitesse maximale : 400 km/h

Tesla d'occasion

Pour les conducteurs qui souhaiteraient se doter d'options supplémentaires pour moins cher ou mettre la main sur un véhicule rapidement, l'entreprise propose sur son site des Tesla d'occasion – les Model S et Model X – ainsi que des modèles d'exposition au rabais. Il ne faut cependant pas y voir une manière d'obtenir une Tesla à prix cassé : les offres commencent à presque 90 000 euros, soit plus cher que la Model S sans options.

Le mode Autopilot

C'est l'une des fonctions phares de la marque, auparavant en option et désormais présente en série sur tous ses véhicules (sauf la Model Y pas encore sortie). Il s'agit d'un mode de conduite semi-autonome de niveau 2, qui permet au véhicule de conduire tout seul, de se maintenir sur une voie, ou de gérer la circulation saccadée dans les bouchons sur des trajets simples comme l'autoroute.  Le conducteur doit toutefois garder les mains sur le volant. . Contrairement à d'autres constructeurs, Tesla a fait le choix de proposer très rapidement cette fonctionnalité, dès 2015, afin de l'améliorer en conditions réelles et d'acquérir un maximum de données pour préparer des niveaux de conduite autonome plus sophistiqués. 

Fin 2018, Tesla a sorti une version améliorée de l'Autopilot, qu'elle appelle "conduite entièrement autonome". Elle gère les changements de voie sur autoroute, ainsi que les insertions et sorties de ces tronçons, tout comme les dépassements de véhicules. Des fonctionnalités de stationnement et de sortie de parking automatiques ont aussi été ajoutées. Cet ensemble de fonctions est pourtant loin de constituer une "conduite entièrement autonome", comme le reconnaît d'ailleurs Tesla sur son site internet : "Les fonctionnalités actuelles exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome.  L'utilisation future de ces fonctionnalités sans surveillance dépend d'une fiabilité prouvée par des milliards de kilomètres de tests pour être significativement supérieure à celle des conducteurs humains, ainsi que de l'approbation réglementaire, dont l'obtention peut être plus longue dans certains pays."

Pour aller encore plus loin, le patron de Tesla Elon Musk a promis que d'ici 2020, ses véhicules seront totalement autonomes, ce qui permettra à Tesla de lancer son propre service de VTC autonome, voire de proposer aux propriétaires de Tesla de gagner de l'argent en transformant leurs véhicules en taxis sans chauffeur. Une annonce accueillie avec beaucoup de scepticisme par les experts de la conduite autonome, tant cette promesse semble impossible à tenir, aussi bien pour des raisons technologiques que réglementaires. Même aux Etats-Unis, pourtant très libéraux sur le sujet. 

Pour mieux comprendre comment fonctionne l'assistance à la conduite de Tesla et les décisions qu'elle prend, un hackeur  et un membre du Tesla Motor Club ont reproduit la vision d'une Tesla pendant une virée dans Paris. Le logiciel classifie tout son environnement : les autres véhicules présents sur la route, mais aussi ceux qui se trouvent sur le trottoir, tout comme les piétons. Le programme doit également repérer en temps réel le marquage au sol, qui permet au véhicule de rester automatiquement sur sa voie. Ce genre de systèmes sont la base de toutes les technologies d'aide à la conduite (ADAS), mais aussi de conduite autonome, quoique plus sophistiqués. 

Cependant, le marketing de Tesla autour de cette fonctionnalité, jusque dans le nom d'"autopilote", semble avoir laissé entendre aux utilisateurs que leur véhicule était déjà pleinement automone. Des voitures du constructeur ont été impliquées dans plusieurs accidents, certains mortels, lors desquels les conducteurs ont ignoré les avertissements du véhicule et n'ont pas repris le contrôle de la conduite comme la machine les y enjoignait. Des défaillances du système ont également provoqué des accidents mortels. Comme lorsqu'en 2016 un automobiliste américain a percuté un véhicule arrivant sur sa droite, et que la voiture n'avait pas détecté. Tesla avait alors accusé son fournisseur de systèmes de détection d'obstacles et de freinage d'urgence, Mobileye, puis s'en était séparé. 

Les batteries Tesla

Autre élément de différenciation important vis à vis de ses concurrents, Tesla conçoit et produit ses propres batteries. Il s'agit d'un élément crucial de sa R&D, car l’amélioration de l'autonomie des batteries, et donc de la distance parcourue en une charge, est un critère majeur chez les acheteurs. Ce savoir-faire a même permis a l'entreprise de se diversifier: elle vend désormais séparément ses batteries, Powerpack et Powerwall afin de stocker l'électricité produite par des panneaux solaires chez les particuliers comme en entreprise.

Depuis l'acquisition de SolarCity (une autre société contrôlée par Elon Musk) en 2016, Telsa propose aussi ses propres panneaux solaires. Ou plus précisément des "tuiles solaires" ressemblant à des toits traditionnels, mais capables de transformer l'énergie solaire en électricité. Ces systèmes de production et de stockage commencent même à être utilisés sur des îles, comme les Samoa, qui ne sont pas raccordées au réseau électrique et se reposaient jusqu'ici sur des générateurs au diesel pour s'alimenter en électricité. 

Mais ce business de panneaux solaires a pour l'instant du mal à décoller. Pour tenter de le  relancer, Tesla a commencé à tester un nouveau modèle économique août 2019. Dans six Etats américains, l'entreprise propose des panneaux solaires sous forme d'abonnements mensuels, compris entre 50 et 250 dollars (225 euros) selon la taille des panneaux et la puissance désirée. Leur installation est gratuite, mais pas leur démonte : le client devra s'acquitter de frais de 1500 dollars s'il ne souhaite plus utiliser les panneaux solaires de Tesla. 

Tesla en Bourse

Habitué aux déclarations tonitruantes et exagérations en tout genre, Elon Musk semble cette-fois ci avoir franchi une limite, celle des strictes règles qui encadrent la communication des entreprises cotées. Le gendarme boursier américain, la SEC, a déposé plainte contre le PDG de Tesla le 27 septembre 2018 pour fraude et demandé qu'il soit démis de ses fonctions à la tête de Tesla. En août de la même année, Elon Musk avait fait part de son intention de faire sortir Tesla de la Bourse à un prix de 420 dollars par action. Et d'affirmer qu'il avait sécurisé les fonds permettant cette opération auprès d'investisseurs. Il avait fini par reconnaître qu'il n'avait pas vraiment les fonds, avant d'abandonner totalement son plan.

Mais la SEC, elle, n'a pas oublié. Car le fait de faussement assurer avoir sécurisé des fonds peut être considéré comme une manipulation des investisseurs, qui ont pu être incités à acheter des actions ou ne pas vendre les leurs, mis en confiance par cette déclaration. D'après la plainte de la SEC, l'annonce d'Elon Musk a surpris jusque dans ses propres équipes : douze minutes après son premier tweet le 7 août, le directeur des relations avec les investisseurs contactait le chef de cabinet de Musk pour lui demander si l'annonce était bien réelle. Entre ce tweet et la fin du mois de septembre, l'action Tesla a perdu 20% de sa valeur. Elon Musk est finalement arrivé à un compromis avec la SEC : son entreprise et lui-même devront payer 20 millions de dollars chacun. Le Sud-africain a aussi été forcé de lâcher un peu de son pouvoir. PDG de Tesla quasiment depuis ses débuts, il n'est désormais plus que DG. Il a été remplacé en novembre 2018 à la présidence du conseil d'administration par Robyn Denholm, déjà membre du board de Tesla. Elle était jusqu'ici directrice financière et stratégique du groupe telecom australien Telstra, poste qu'elle a quitté pour se consacrer à plein temps à Tesla. 

Le cours de l'action Tesla au Nasdaq en temps réel :

 

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