La faillite de General Motors Perdants : Salariés et dirigeants, premières victimes de la faillite

les réductions de personnel vont être drastiques outre-atlantique.
Les réductions de personnel vont être drastiques outre-atlantique. © GM Corp.

 Les salariés

Ils sont au premier rangs des victimes de la situation du constructeur. D'abord, les effectifs sur le sol américain devraient passer de 60 000 à 40 000 maximum. En tout, 11 usines seront fermées et trois abandonnées. Sur les quatorze, six sont implantées dans le Michigan, qui avec un taux de chômage de près de 13% n'avait pas vraiment besoin de ça.

Ensuite, pour tenter de sauver le géant à terre, le puissant syndicat UAW (United Auto Workers) s'est résolu à faire des concessions importantes. Un accord a été signé avec l'entreprise mais aussi avec le Trésor américain. Il permettra de réduire de 1 milliard de dollars par an les coûts salariaux, grâce à un gel de salaires, au non versement de certaines primes, à l'amputation d'heures supplémentaires, de jours de congés et à de moindres prestations sociales. Le syndicat, qui gère les fonds de retraite et d'assurance santé de l'entreprise, a accepté la mort dans l'âme de revoir à la baisse certaines pensions et le remboursement de plusieurs soins et médicaments.

 

 Les dirigeants

Ils voient aussi des heures sombres se profiler. Le gouvernement américain, nouvel actionnaire majoritaire, veillera bien sûr à ce que comme dans toute entreprise aidée les rémunérations ne dépassent pas 500 000 dollars annuels. Et adieu les bonus. Surtout, la direction pourrait être privée d'une certaine liberté. Si elle promet (les promesses n'engagent pas grand monde) de ne pas intervenir dans la stratégie, on voit mal l'administration Obama approuver une gestion uniquement tournée vers la rentabilité. Ou ne pas pousser pour une production accrue de véhicules écologiquement responsables, l'une des promesses du président américain.