Girls & Roses met les curiosités végétales en boutique

Girls & Roses met les curiosités végétales en boutique Fondée l'an dernier, l'enseigne de fleurs fait partie des six finalistes au Grand prix des jeunes créateurs du commerce.

Chez Girls & Roses, on trouve de tout... Sauf des roses. Certes, le trait s'avère un peu exagéré, mais dans la boutique qu'elles ont ouverte en plein cœur de Paris en avril 2012, Philippa Glorian et Delphine Linay ne vendent pas des bouquets classiques mais des "curiosités végétales".

Les deux jeunes femmes de 29 ans proposent, entre autres objets floraux non identifiés, des mikados, des babytrees - des mini-plantes capturées dans des porte-clefs – ou encore des hoyas, des petites plantes grasses qui poussent dans les pays exotiques.

philippa glorian et delphine linay studio la boss
Philippa Glorian et Delphine Linay, les fondatrices de Girls & Roses. © Studio La Boss

"On considère les fleurs comme un objet de déco en soi, explique Philippa Glorian. C'est pourquoi on cherche en permanence à les associer à un contenant, c'est-à-dire à les mettre dans de jolis vases pour les sublimer ou encore dans des textiles avec des structures en cartons pour qu'elles ne s'abiment pas." Leur cœur de cible ? Une clientèle urbaine, à l'affût des nouvelles tendances et prête à y mettre le prix. Car cette originalité a un coût : leurs prix démarrent à 2,50 euros mais peuvent grimper jusqu'à 120 euros.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les deux associées n'ont pas toujours été consumées par la passion ardente des végétaux. Pour l'une comme pour l'autre, il s'agit là d'une reconversion. Philippa Glorian raconte : "Je travaillais comme commerciale pour des restaurants. Un jour, j'ai eu envie de me lancer dans quelque chose d'artisanal". Delphine Linay officiait quant à elle comme graphiste free-lance et envisageait les plantes comme un complément d'activité. "Mais petit à petit, elles ont pris le dessus", s'amuse sa partenaire.

"On considère les fleurs comme un objet de déco en soi"

C'est donc à l'école des fleuristes, en 2009, que leurs routes se sont croisées pour la première fois. "Nous nous connaissions mais ne nous fréquentions pas plus que cela, reprend Philippa Glorian. A la sortie de l'école, nous avons commencé à travailler chacune de notre côté. Puis un jour, nous avons repris contact pour échanger des conseils et nous nous sommes rendu compte que nous formions un bon duo !"

Pour l'heure, le concept n'a pas tout à fait les allures que les deux jeunes entrepreneures souhaitent lui voir prendre par la suite. Elles réalisent encore la majeure partie de leur chiffre d'affaires grâce aux compositions qu'elles préparent pour des mariages et des évènements d'entreprise, au fond de leur petit atelier d'art floral du 11e arrondissement. "Nous ne sommes pas situées dans un endroit très passant", déplore Philippa Glorian. Leur projet ? Ouvrir un second magasin en Ile-de-France, en plus de celui qu'elles pourraient inaugurer dans un centre commercial Unibail-Rodamco si elles remportaient le Grand prix des jeunes créateurs du commerce. "Gagner ce concours nous ferait économiser 5 à 6 années de développement, estime la co-fondatrice de Girls & roses. Le but étant, à terme, de créer une franchise."

Pour la sixième fois consécutive, Unibail-Rodamco organise le Grand prix des jeunes créateurs du commerce, dont le JDN est partenaire cette année, afin d'encourager les initiatives dans le domaine du retail. Le groupe offrira au gagnant de l'édition 2013 la possibilité d'ouvrir un magasin dans l'un de ses centres commerciaux et lui fera cadeau du droit d'entrée ainsi que des six premiers mois de loyer.

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