Les 7 défis à relever pour améliorer la lutte contre le blanchiment d’argent

Le processus d’enquête sur la lutte contre le blanchiment d’argent présente de nombreux défis.mesures que nous devons prendre pour assurer le bon fonctionnement de nos organisations de conformité.

Les professionnels de la lutte contre le blanchiment d’argent sont chargés de veiller à la sécurité de nos organisations et au bon fonctionnement de nos opérations. Cela passe par l’identification des risques, le suivi des activités et la réalisation d’enquêtes sur les activités et les clients suspects et à haut risque. S’attaquer à toutes ces tâches sans entraver les opérations commerciales est loin d’être simple.

Que pouvons-nous faire pour nous assurer que les analystes enquêtent sur les bonnes activités et les bons clients ? Comment faire pour que notre collaboration avec l’entreprise permette de s’adapter aux activités florissantes et à l’augmentation du volume de données ? Ces questions créent une cible mobile ainsi que plusieurs fronts qui nécessitent de trouver des solutions.  

Risques et signaux d’alarme

De nouvelles typologies et formes de criminalité ne cessent de voir le jour. Les organismes de réglementation et les organisations publient de nouveaux signaux d’alarme qui nécessitent une attention particulière. Pendant ce temps, la détection et l’analyse d’anomalies trouvent de nouvelles tendances. Certaines de ces nouvelles typologies sont des variations des typologies existantes et peuvent être détectées en ajustant les seuils ou en affinant la logique de détection déjà mise en place. D’autres typologies exigent la création d’une logique de détection spécifique pour identifier tous ces scénarios.

Profils "normaux" inconstants

Dans une relation client, la définition d’un comportement dit "normal" peut changer. Par exemple, dans les services bancaires aux consommateurs, la relation client peut commencer avec un jeune adulte et, à mesure qu’il grandit, que ses revenus et son pouvoir d’achat augmentent, son profil se modifie. Idem pour les entreprises : la façon dont l’argent circule, les méthodes de paiement... tout évolue et cela a un double impact sur la lutte contre le blanchiment d’argent. Ce qui devrait faire l’objet d’un signal d’alarme évolue à mesure que le comportement des clients change.

Augmenter les volumes client

Avec le temps, l’entreprise se développe : elle a plus de clients qui engendrent encore plus d’activités. Cela se traduit par plus d’activité et donc plus de données à suivre. Si nous ne continuons pas à élever nos normes et à réduire les risques pour certains clients, nous risquons de voir le nombre de clients à haut risque augmenter. Si nous conservons le même taux de faux positifs pour notre suivi des transactions, nous pouvons nous attendre à ce que le nombre d’alertes augmente avec le temps. Dans les deux cas, l’équipe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent peut être amenée à constamment s’agrandir pour suivre le rythme de l’évolution de l’entreprise. L’approche adoptée pour résoudre les problèmes en recrutant du personnel est loin d’être idéale et la seule façon d’éviter ce cycle est de constamment améliorer le processus utilisé pour aborder la lutte contre le blanchiment d’argent. Cela passe donc par le développement de votre puissance technologique pour vous adapter à ces augmentations. La solution ne réside pas uniquement dans le recrutement de personnel.

Nouveaux produits et nouvelles régions

Tous les scénarios mentionnés ci-dessus constituent une "routine" pour l’équipe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent. Mais que se passe-t-il lorsque l’entreprise lance un nouveau produit financier ? Ou encore lorsque l’entreprise a décidé de conquérir une nouvelle région géographique ? Dans la plupart des cas, cela représente un énorme défi, car cela implique de partir de zéro, apprendre le nouveau domaine et estimer sa bonne couverture. Les erreurs dans ces estimations se traduisent par le fait d’inonder les analystes chargés de la lutte contre le blanchiment d’argent de faux positifs, ou de passer à côté d’activités suspectes réelles. Il n’est certainement pas souhaitable d’arriver à ces résultats.  

Abandonner "l’ancienne méthode"

Alors, comment pouvons-nous faire face à tous ces changements ? Autrefois, la seule réponse disponible était les réglages périodiques et les mises à jour de la détection. C’est un exercice coûteux que de faire appel à des experts pour analyser les données actuelles, examiner de nombreux tableurs, formuler des recommandations et ensuite les tester. Dans de nombreux cas, ils doivent également définir une nouvelle logique, la valider, dresser son profil et la tester. Non seulement cette approche est coûteuse et prend beaucoup de temps, mais les résultats ont tendance à varier énormément. Le réglage prend généralement fin lorsque l’énergie ou le budget qui lui est alloué est épuisé et non lorsque nous obtenons les meilleurs résultats possibles. Déterminer les "meilleurs résultats" représente également un défi. Ce processus doit être évalué et mis à jour selon une approche plus rationalisée pour que l’organisation reste conforme aux exigences réglementaires et opérationnelles normalisées. 


Optimisation continue

La meilleure façon que nous avons trouvée pour permettre la réalisation des objectifs opérationnels dans l’ensemble d’une organisation sans augmenter le risque, est de changer le paradigme. Au lieu de traiter le réglage comme un mal nécessaire à entreprendre en dernier recours, il devrait être intégré aux opérations en cours. Il s’agit de tirer profit des technologies du big data pour collecter et réviser en permanence l’ensemble des indicateurs pertinents. Nous devons, au strict minimum, revoir le comportement général des différents groupes de pairs ainsi que les performances en matière de détection et les taux de faux positifs des modules de détection.

L’analyse de cette information permet à l’équipe opérationnelle d’identifier de façon proactive les changements à mesure qu’ils surviennent et d’adapter le système. Le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent nécessite une excellente gouvernance du modèle, ce qui influe sur l’optimisation continue : nous ne nous attendons pas à ce que le système "s’ajuste lui-même" ou ajuste des seuils sans intervention humaine. Nous nous attendons plutôt à ce que le système examine, identifie, alerte et recommande aux utilisateurs ce qu’il faut faire et quand. Un expert humain de la lutte contre le blanchiment d’argent continuera à examiner ces recommandations et à y donner suite au moment opportun.

Esprit de collaboration

L’esprit de collaboration constitue un autre facteur qui distingue le service chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent des autres services de l’entreprise. Encouragée par les organismes de réglementation et les leaders dans le domaine, la collaboration est l’élément magique qui permet à l’équipe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent de mieux s’adapter à l’évolution des besoins et de façon plus rapide. Cela est possible, car la collaboration dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le trafic humain et le financement du terrorisme profite à toutes les parties. Ce n’est pas un avantage concurrentiel, mais une meilleure façon de faire des affaires.

Le concept d’intelligence collective, qui tire parti de l’expérience d’autres organisations et environnements, nous permet de réagir beaucoup plus rapidement. Au lieu d’effectuer des recherches en partant de zéro pour chaque changement et chaque nouveau risque, il est maintenant possible de s’y préparer. Grâce à ces connaissances, nous savons mieux à quoi nous attendre et par où commencer. Cela entraîne des cycles de réglage plus rapides et moins de temps passé à rechercher les changements.


En bref

L’équipe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent peut, aujourd’hui, plus que jamais, suivre l’évolution de l’entreprise. En associant un système de réglage moderne basé sur le machine learning avec des connaissances collaboratives et une expertise dans le domaine, nous pouvons répondre rapidement aux exigences croissantes de l’entreprise. Avec ces éléments à l’appui de la stratégie, l’équipe chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent peut offrir une couverture et une protection complètes face à ces défis en constante évolution.

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