API DSP2 : où en sont les banques européennes ?

API DSP2 : où en sont les banques européennes ? D'après l'agrégateur suédois Tink, seulement 18% des API des banques européennes sont opérationnelles à l'heure de l'entrée en application de la directive sur les services de paiement.

Pas de surprise. Toutes les banques européennes n'étaient pas prêtes le 14 septembre, date de l'entrée en application de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2). Du moins sur le volet ouverture des API. D'après l'agrégateur suédois BtoB Tink, seulement 18% des API des banques européennes sont opérationnelles.

Pour arriver à ce chiffre, la fintech nordique a testé les API des grands établissements bancaires des 12 pays dans lesquelles elle est présente, dont la France. L'Italie et les Pays-Bas sont les meilleurs élèves puisque 33% des API de leurs banques sont opérationnelles, tandis que l'Allemagne affiche… 0%. Tink considère cependant qu'aucune API DSP2 européenne n'est totalement prête, chaque acteur ayant sa propre interprétation des textes et son propre niveau d'exigence.

A noter également que Tink n'est pas présent au Royaume-Uni, qui a entamé son chantier d'open banking bien avant l'entrée en application de la DSP2, via une initiative conjointe des banques baptisée Open Banking. "Les banques britanniques sont toutes opérationnelles", assure Jérôme Albus, CEO de Tink France. Au total, 75% des API des banques européennes sont disponibles, mais donc pas forcément opérationnel, d'après Tink. Les banques espagnoles ont une grande avance avec 93% d'API disponibles. La Suède est plus en retard avec "seulement" 60% d'API disponibles.

Les établissements bancaires français se situent au-dessus de la moyenne avec 80% d'API disponibles. Mais seulement 10% d'API opérationnelles. La Banque de France a révélé il y a quelques jours que six banques ont été exemptées (leurs API sont opérationnelles, elles ne seront pas obligées d'avoir un mécanisme d'urgence de type screen scraping) dont un seul grand groupe français : le Crédit Agricole. "Sur les 12 pays où Tink est présent, les banques françaises tirent leur épingle du jeu sur un point : les sandbox (les environnements tests, ndlr) sont très proches des environnements de production. Donc la migration est plus simple. Ce n'est pas du tout le cas dans d'autres pays", précise Jérôme Albus, qui espère terminer la migration d'ici la fin de l'année.

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