PIB de la France : la croissance ralentit au premier trimestre 2018

Au premier trimestre 2018, le produit intérieur brut français grimpe de 0,3%, après une hausse de 0,7% sur les trois mois précédents.

Au premier trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume de la France est augmentation de 0,3%, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  Un tassement de la croissance par rapport au trimestre précédent, marqué par une augmentation de 0,7%. Sur un an, le PIB a crû de 2,1%. Dans le détail, la formation brute de capital fixe (FBCF), autrement dit l'investissement, est en hausse de 0,6%, après avoir progressé de 1,1% au quatrième trimestre 2017. Les dépenses de consommation des ménages poursuivent leur quasi-stagnation (+0,2% ce trimestre comme au précédent). Après une forte croissance durant le dernier trimestre de 2017 (+2,5%), le commerce extérieur subit un coup d'arrêt, avec une baisse de 0,1% au T1 2018. Les importations demeurent inchangées (0,0%), après une hausse de 0,4% au trimestre précédent.

 Quel est le montant du PIB ?

Au premier trimestre 2018, le PIB en volume aux prix de l'année précédente chaînés s'élève à 547,29 millions d'euros. Sur l'année 2017, il atteint 2163,37 milliards d'euros.

Comment évolue le PIB ?

Le graphique ci-dessus montre bien l'entrée en récession de la France en 2008. Le paroxysme de la crise est atteint au premier trimestre 2009 (-1,6%). Le pays n'avait pas connu une période aussi longue de contraction de l'activité économique depuis le début des années 1990.

Découvrez le nouveau classement des PIB mondiaux. © JDN / Samuel Wernain

Qu'est-ce que le PIB ?

Le Produit intérieur brut (PIB) est un indicateur produit par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans le cadre des comptes nationaux. Il permet de mesurer la production de richesses à l'intérieur d'un pays. Le PIB correspond à la somme de toutes les valeurs ajoutées produites sur un territoire (métropole et départements d'Outre-mer dans le cas de la France) par l'ensemble des agents économiques résidents, que ces derniers soient ou non nationaux.

Le terme "brut" indique que ce sont les valeurs ajoutées brutes (avant amortissement des équipements) qui sont retenues pour le calcul du PIB.

Il ne faut pas confondre le PIB avec le PNB (Produit national brut) qui, lui, comptabilise les revenus provenant de l'étranger et exclut ceux destinés à l'étranger.

Au fil du temps, le PIB s'est imposé comme le principal instrument de mesure de l'activité économique d'un pays. Parce qu'il rend compte du pouvoir d'achat disponible à l'intérieur d'un territoire, il permet d'évaluer la puissance économique de ce dernier et le niveau de vie de ses habitants. C'est pourquoi le classement PIB des pays permet de savoir quels sont les pays les plus riches.

Toutefois, le PIB ne permet pas d'évaluer la qualité de vie des habitants ni le bien-être de la société dans laquelle ils évoluent. Pour cela, il faut se tourner vers l'Indice de développement humain (IDH). Mis en place par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), il prend en compte trois critères : l'espérance de vie, le niveau d'éducation, ainsi que le niveau de vie (découvrez le classement IDH).

Si le PIB renseigne sur la richesse d'un pays, sa variation permet de mesurer le taux de croissance économique sur une période donnée.

Comment calcule-t-on le PIB ?

Pour calculer le PIB, l'Insee utilise des sources administratives (déclarations des entreprises, comptes des administrations publiques...) et des enquêtes conjoncturelles ciblées (sur la consommation, la production...).

Trois méthodes de calcul existent :

 Approche par la production : PIB = valeur ajoutée brute au prix de base + impôts sur les produits - subventions sur les produits

 Approche par la demande : PIB = dépense de consommation finale + formation brute de capital fixe (investissement) + exportations – importations

 Approche par le revenu : PIB = rémunération des salariés + Excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut  + impôts sur la production et les importations – subventions.

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