Bouclier fiscal : "Je crois qu'il doit s'adapter"

Sur le bouclier fiscal, Alain Juppé annonce n'avoir aucun problème de principe. Limiter à 50 % le niveau d'imposition, "cela ne me choque pas", lance l'ancien Premier ministre qui ajoute qu'il s'agit là d'une "bonne mesure". "Est-ce que pour autant ce bouclier fiscal doit être intangible, je ne crois pas", poursuit-il cependant : "Je crois qu'il doit s'adapter". Alain Juppé se dit principalement choqué par les "revenus exorbitants" qui font régulièrement la une des médias. Il évoque "stock-options, parachutes dorés, rémunérations des traders", qu'il faudrait mettre "en dehors" du bouclier. Le maire de Bordeaux est plus réservé sur l'ISF. Prenant exemple sur les défaites de la droite en 1988 et 1997, imputables selon lui à des réformes de ce dernier, il y voit un "débat explosif", mais qui "mérite réflexion". Il évoque par exemple la possibilité de retirer la résidence principale du calcul de l'Impôt sur la fortune.