L'actualité du jeu vidéo, en cette fin avril 2009 Terminator : la préhistoire des machines

un groupe de t-600, parents du t-800 et grands parents du t-1000.
Un groupe de T-600, parents du T-800 et grands parents du T-1000. © Warner

Le 29 mai, à la sortie du film, débarquera le jeu Terminator Renaissance. Prévu pour Xbox 360, PS3 et PC, c'est ce que l'on appelle un Third Person Shooter, genre très à la mode depuis le succès de Gears of War.  

Le jeu nous plonge deux ans avant l'histoire narrée par le film, c'est-à-dire en 2016. Les quelques humains survivants souffrent face aux machines de plus en plus perfectionnées, même si on est encore loin de la création du fameux T1000. John Connor est alors un résistant parmi tant d'autres, loin du chef charismatique qu'il deviendra plus tard. C'est lui que l'on incarne, en compagnie d'un ou plusieurs compagnons (jusqu'à 9). Ce qui permet de jouer en mode coopération.

Ceci dit, Terminator Renaissance s'annonce plutôt classique. On évolue dans des niveaux linéaires : une salle, un combat, on avance jusqu'à une nouvelle salle... Le système de couverture est prédominant lors les combats. On passe d'un couvert à l'autre et on aligne l'adversaire. Ceux-ci sont des robots de différentes sortes et tailles : des petits éclaireurs volants aux machines de guerre blindées, hautes de plusieurs étages. Les plus grosses sont extrêmement résistantes et ne s'abattent qu'avec des armes spéciales ou en visant un endroit spécifique de leur armure.

On vous annonce de toutes façons les points faibles à la radio, et au cas où on n'aurait pas compris, ils sont indiqués en rouge sur votre cible. Et tant pis pour le suspense. Il faudra d'ailleurs le plus souvent contourner le robot pour lui tirer dans le dos. De nombreux passages en véhicules sont également au programme, en Jeep et même en tank. Ces sessions de tirs sont alors bien plus frénétiques.

Dans Terminator, pas de kit de soin et on ne régénère pas sa vie, accroupi derrière un rocher. On souffre et on tente de survivre jusqu'à la fin de la scène. Et c'est à chacun de ces points de passage qu'on redevient comme neuf. C'est a priori une bonne idée, qui apporte un peu de tension et de difficulté. Idem pour le fait de ne pouvoir transporter que deux armes à la fois.  

Enfin un mot de l'aspect graphique du jeu, plutôt décevant. Certaines textures semblaient pauvres et l'aliasing très présent (cela fait comme un crénelage dans les décors). On espère que les choses s'amélioreront en un mois. Les animations sont en revanche plutôt bonnes et d'importants effets de lumière (blur) font office de cache misère.  

On peut d'ores et déjà dire, à un mois de sa sortie, que Terminator Renaissance ne sera clairement pas un chef d'œuvre. Mais il semble néanmoins capable d'assurer le minimum, c'est à dire de l'action péchue quelque peu variée pendant une douzaine d'heures. Et surtout un mode coopératif, puisque comme à la crapette, c'est à deux que ce genre de jeu prend toute sa saveur.  

une ballade bucolique en jeep, sous les palmiers de los angeles
Une ballade bucolique en jeep, sous les palmiers de Los Angeles © Warner

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