Poser les bonnes questions et obtenir des réponses Ouvrir et entretenir le dialogue

Selon l'objet de votre questionnement, apprenez à bien choisir votre formulation. Ainsi, certains types de questions sont particulièrement efficaces pour ouvrir un échange, initier une conversation, d'autres permettent de relancer... En voici quelques exemples :

 

toute une batterie de questions existe pour guider un échange
Toute une batterie de questions existe pour guider un échange © AKS - Fotolia

 Les questions relais ou de poursuite. Elles sont très importantes car elles facilitent la discussion. Repartant de la réponse qui précède, elles incitent à la développer et l'enrichir. Vous emploierez par exemple les formules : "Dans quelle mesure ?", "C'est-à-dire ?", " Dans quel cas ?", "Sur quels critères ?", "Par exemple ?", "Qu'entendez-vous par... ?"...

 

 Les questions ouvertes. Elles appellent une réponse développée. "Qu'est-ce que ?", "Que ?", "Quel ?". Par exemple "Comment ?" est une question concrète qui oblige à décrire de manière structurée ou bien suscite l'imagination de l'interlocuteur. "Pourquoi ?" est souvent accusateur en français car posé avec une tournure négative. L'interlocuteur se met souvent sur la défensive. Il faut donc ne pas trop l'employer, ou bien tourner la question de manière positive. L'une des questions ouvertes les plus utilisées est "qu'en pensez-vous ?". 

 

 Les questions miroir. "C'est faire preuve d'empathie que de les utiliser", explique Lionel Bellenger. Ces questions reprennent tel quel, sur la forme interrogative, un mot ou un morceau de ce que l'autre a dit. Elles permettent de montrer à son interlocuteur que l'on suit sa pensée et qu'on est sur le même terrain. S'il ne faut pas en user systématiquement, son usage est efficace, particulièrement en situation conflictuelle.

 

 Les questions de reformulation. Elles visent à s'assurer que l'on a bien compris ce qui a été dit et à aider l'autre à préciser sa pensée. En reprenant ce qu'il vient de dire, on l'amène à énoncer son idée avec d'autres mots. Ainsi, on vous dit "Je trouve que Paul n'est pas très sympa". Vous interrogez : "tu veux dire que tu n'arrives pas à travailler avec lui ?". Votre interlocuteur pourra ainsi se rendre compte que ses propos ont été mal interprétés et préciser, ou au contraire confirmer votre impression.

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