2017 : année de l’innovation pour les DAF ?

Pour être encore plus efficiente possible, la fonction finance, en pleine transformation numérique, dispose de nombreuses technologies. Alliant dématérialisation, analytics ou encore Big Data elles optimisent les processus et facilitent la prise de décision en offrant aux entreprises une vue globale de leur situation financière et des nouvelles opportunités.

Les outils traditionnels vont progressivement être abandonnés, et laisseront place à deux nouvelles technologies – mieux adaptées aux challenges actuels.

1 – Pour faire face aux nouvelles normes, la RegTech s’imposera en 2017

Si au cours des deux dernières années les entreprises ont assisté à l’émergence de la RegTech, 2017 verra son couronnement. Ce terme, dérivé de la FinTech, désigne des solutions innovantes de gestion automatisée et intelligente dans le domaine de la conformité et de la gestion des risques – et il s’agit d’une des grandes tendances marché de 2017.

L’arrivée des nouvelles normes IFRS ou encore de Solvency II pour les assureurs, poussera les entreprises à s’intéresser au marché de la RegTech et à s’équiper afin d’être conformes plus rapidement et simplement aux nouvelles réglementations. Les entreprises qui tireront parti de cette tendance, se tourneront vers des solutions globales - et non pas uniquement un outil servant uniquement à se conformer à une certaine typologie de normes. 

En effet, la RegTech propose des outils ayant pour but premier la conformité, mais ils peuvent également avoir un impact positif sur les performances. L’idée est de mettre en place une plateforme financière complète, avec une base de données unique, permettant de récolter et de réutiliser les informations au sein des différents processus. La Direction Financière n’a donc plus besoin de rentrer les informations manuellement. Une prise en charge automatique de certaines tâches chronophages qui permet de libérer du temps aux équipes. Ces dernières pourront ainsi se concentrer sur d’autres missions à forte valeur ajoutée.

2 – Une prise de décision facilitée grâce au Reporting en self-service

Lorsqu’il s’agit de reportings, de trop nombreuses entreprises se contentent de format traditionnels – fichiers excel, PDF ou encore de rapports papier. Mais ces derniers montrent rapidement leurs limites, notamment lors de la prise de décision. Ils ne permettent effectivement pas d’avoir un accès immédiat et complet aux données, seule une partie y est documentée.  C’est pourquoi, en 2017, les entreprises se tourneront vers le reporting en self-service. L’idée est de générer automatiquement un rapport interactif, permettant aux dirigeants d’avoir accès à tout moment aux analyses mais aussi de visualiser plus de détails sur les éléments clés qui les intéressent le plus sans faire appel quotidiennement au service financier ou au service informatique.

D’un point de vue fonctionnel, la mise en place de ce reporting en self-service nécessite une bonne communication entre les différents systèmes – ERP, CPM, etc – déjà en place. Des règles et des procédures claires doivent être établies afin de paramétrer l’outil et lui permettre d’intégrer les bonnes données, au bon endroit.

3 – Une meilleure collaboration entre la fonction finance et le métier

En 2017, le collaboratif deviendra incontournable en entreprise. La direction financière travaillera de plus en plus main dans la main avec les différents départements métiers pour faire parler les chiffres et ce tout au long du processus financier et pas seulement à l’étape finale.

Pour adopter cette tendance, les entreprises feront appel à des solutions simples à utiliser permettant une collaboration à chaque étape.  Les départements métiers seront beaucoup plus responsabilisés avec la possibilité de rajouter des narratifs à chaque chiffre : les précisions qu’ils apporteront seront tout aussi importantes que les chiffres en eux-mêmes et permettront d’apporter un nouvel éclairage. Pour permettre une collaboration, l’outil doit bien évidemment bénéficier de spécificités techniques permettant à tous de travailler en simultané sur un même document, mais aussi d’une expérience utilisateur simplifiée – pour pouvoir être maitrisé par des collaborateurs n’étant pas familiarisés avec les outils traditionnels de la direction financière.

Les chiffres et les narratifs qui leur sont attitrés seront ensuite automatiquement inclus dans les différents rapports – permettant ainsi de diminuer la saisie manuelle et libérer du temps à la fonction finance. 

4 –  Plus de complémentarité entre les solutions pour plus de performance  

A l’heure du Big Data, la performance d’une solution est définie par sa capacité à s’intégrer et à exploiter des informations en provenance de différentes sources. De grandes quantités de données sont effectivement récoltées, grâce aux outils mis en place à différents niveaux de l’entreprise.

En 2017, les directions financières devront par conséquent adopter des solutions aux architectures de plus en plus ouvertes pour répondre à cette problématique. Ce type de solutions utilise des connecteurs pré-configurés afin de s’intégrer dans tout type de sources – qu’il s’agisse de SAP, Microsoft ou encore de solutions ERP dans le Cloud.  

L’année 2017 sera donc celle de l’automatisation et de la collaboration pour les directions financières, dans le but de répondre aux challenges de conformité et de performances auxquels sont confrontés les entreprises.

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