Comment se faire confiance ?

Croire en ses capacités permet d'augmenter considérablement son efficacité professionnelle. Pour cela, un long travail intérieur est parfois nécessaire.

   
Partons du principe que la confiance en soi n’est pas un attribut fixe mais un sentiment en constant mouvement. Nous passons par des phases de plus ou moins grande confiance en soi. Selon les événements, selon les contextes, selon les phases de nos vies, nous nous sentons en confiance ou en insécurité. Or pour réussir, la confiance est importante. C’est un levier de concentration, de précision et de sécurité dans vos constructions autant professionnelles qu’affectives. Le doute engendre le doute. La confiance engendre la confiance. Voyons comment bâtir et cultiver la confiance en soi.

Les blocages et le positionnement  

Nos premiers blocages sont souvent intérieurs et pourtant nous cherchons bien souvent à nous rassurer par d’autres regards. La satisfaction ou la validation d’un boss, d’un collègue ou d’un collaborateur. Entendre que l’on a bien fait les choses est plus important que ressentir que l’on a bien fait les choses. Or, la confiance en soi est bien plus solide si elle ne dépend de personne. Si elle s’exprime et se vit de l’intérieur. Une personne confiante véhicule de la confiance autour de ce qu’elle fait et ce qu’elle formule. Une personne qui doute véhicule des non-certitudes. Pour celui ou celle qui vous écoute ou observe ce que vous avez fait, si vous n’entourez pas votre projet ou votre prise de parole d’un halo de confiance, vous allez créer chez autrui, de façon parfois totalement inconsciente, de l’insécurité, ou de la non-confiance. Et face à cette non-confiance que l’on vous renverra, vous serez encore moins confiant. Et c’est ainsi que l’on s’ébranle soi-même. Vous devez exprimer votre confiance. Ne pas vous vendre, tout simplement vous dire. Et pour vous dire, prendre conscience de votre parcours.

Il n’y a pas une seule lecture de la réalité mais des milliers de façons d’exprimer le livre de votre vie. SI vous avez un parcours atypique, c’est une chance et il faut l’exprimer. Si vous vous contentez d’exprimer ce que vous n’avez pas fait ou ce qu’il vous manque, c’est à cette lumière que l’on vous verra. Ne pas avoir fait de grandes écoles, mais avoir fait le tour du monde a autant de valeur que d’avoir fait de grandes écoles, mais ne pas encore s’être décidé à découvrir le monde. Avoir fait HEC, et savoir le dire, a beaucoup plus de valeur que l’avoir fait mais le formuler timidement ou comme une couverture. Ce que vous avez ne doit pas vous servir à vous vendre, mais à vous sentir légitime de choisir. Il ne faut jamais chercher à se vendre car l’autre se sentira en position de décider. Chercher à exprimer votre identité, non pas pour séduire mais pour apprendre, petit à petit, à miser sur vous.

Travailler la forme  

Travailler la forme vous aidera à grandir dans le fond. Pourquoi ? Les regards que l’on reçoit nous aident à nous construire. Lorsque l’on se sent dans un environnement où les gens ont confiance en nous, nous avons tendance à nous sentir en sécurité. Cultiver ce genre d’environnement vous aidera à construire votre confiance intérieure. Il faut donc travailler sur la mise en mot lors de vos meetings ou lorsque vous interagissez dans votre environnement professionnel. Prenez l’habitude de ne pas exprimer vos doutes. Demandez l’opinion ou l’avis de vos collègues mais ne demandez pas s’ils sont d’accord ou s’ils pensent que votre stratégie est bonne. Il y a une grande différence entre dire : « Que penses-tu de ma présentation ? »  et dire : « J’aimerais ton opinion sur ce que j’aborde dans ma présentation ». Dans la première formulation, vous faites sentir à  votre interlocuteur que vous avez besoin d’avoir un avis sur ce que vous allez dire. Dans l’autre cas, vous lui renvoyez que son avis vous intéresse. Nos formulations disent beaucoup plus de nous que ce que l’on pense. Travailler sur ces subtilités est un réel outil de réussite. Vous-même, auriez-vous confiance si votre bosse formulait sans cesse qu’il doute ? Vous ne vous sentiriez pas en sécurité. Il en va de même pour chaque être humain. Le doute est contagieux.
 
Prendre le temps de travailler sur vos formulations vous permettra donc de générer plus de retours confiants, d’être plus rassurant pour votre entourage et par ricochet pour vous-même. Pour avancer dans cette voie : deux conseils. Écoutez-vous durant une journée dans vos interactions, lorsque vous parlez des objectifs ou de vos tâches quotidiennes. Exprimez-vous optimisme et certitude ? Ou doute et mécontentement ? Prenez le temps d’être observateur de vous-même. Et petit à petit, apprenez à formuler le positif. La réussite.

Changer ses habitudes de pensée  

Ce qui nous bloque souvent, c’est la peur d’en dire trop avant d’avoir réussi. Ou de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ou cette superstition si universelle de pensée que si l’on formule trop tôt le positif cela risque de ne pas arriver. L’émergence de la loi de l’attraction dans le monde du travail a un peu changé la donne et certains osent formuler la réussite avant de pouvoir la prouver. Mais entre ces deux pôles, il y a un millier de façons de formuler la réussite sans trop en dire. En premier lieu en prenant l’habitude de parler de son intérêt, de sa passion, de ce que l’on voit ou pense sur les objectifs, les stratégies ou ce qui touche à votre sphère professionnelle. Parler, s’exprimer, donner son avis vous permettra de prendre une place dans l’espace, avec vos collègues, face à votre hiérarchie. Souvent de très bons éléments passent inaperçus parce qu’ils ne se disent jamais. Ils exécutent sans prendre le temps de se montrer, de dire qui ils sont et ce qu’ils en pensent. Parler en « Je » un tant soit peu, formuler de l’intérêt plutôt que de l’efficience, décider plutôt qu’exécuter vous rend rassurant pour autrui à tous les étages de la hiérarchie.

Changer vos habitudes de pensée, c’est prendre conscience d’à quel point ce que chacun dit de soi et des autres crée des représentations. Les personnes inspirantes utilisent les mots pour transmettre un message. Entre nous et les autres, c’est encore et toujours les mots. Vos actions aussi belles soient-elles, surtout dans un environnement professionnel, doivent s’accompagner de mots pour que cela soit exactement ce que vous avez envie que ce soit. Par exemple, si vous atteignez vos objectifs haut la main et que vous semblez reconnaissant de la reconnaissance de votre hiérarchie, vous inversez le lien alors que vous pourriez en profiter pour vous positionner d’égal à égal. Vous avez atteint vos objectifs, formulez votre contentement,  pas la reconnaissance que l’on voit vos efforts.

Vous avez de la maîtrise dans vos réussites professionnelles. Vous impactez. Vous avez du pouvoir sur votre chemin, en bien comme en mal. Ainsi, prenez l’habitude de miser sur vous et d’apprendre à communiquer votre être. Ne jamais vous vendre, mais vous dire. Ne soyez pas celui que l’on sélectionne, sélectionnez. 

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