RH, n'avez-vous pas oublié un petit quelque chose ?

Les RH investissent dans la marque employeur et l'innovation en recrutement. Ces dépenses ne sont que pure perte si rien n'est fait pour fidéliser les nouveaux collaborateurs.

La guerre des talents a lieu. Alors que les métiers se réinventent, que les nouvelles générations bousculent le marché du travail par leurs attentes et nouvelles visions de l’entreprise, on comprend aisément que le recrutement devient un enjeu décisif pour la pérennité des organisations. Que ce soit par le travail sur l’image employeur, de nouvelles campagnes de recrutement plus innovantes ou la mise en place de solutions digitales permettant d’immerger le futur collaborateur dans son futur poste.

Mais pour autant, et c’est peut-être un oubli majeur, le recrutement n’est qu’une étape dans l’intégration du futur collaborateur. Le réel enjeu consiste à le fidéliser et à sécuriser le temps passé et les coûts associés à un recrutement. Donnons quelques chiffres éloquents : 10% des collaborateurs recrutés en CDI quittent leur poste après un mois et 40% après la première année. L’enjeu est donc là : reposer un parcours d’intégration pleinement efficient, pleinement adapté aux besoins de chacun et facilement industrialisable, et c’est là que le digital prend tout son sens. 

Encore une fois, et rappelons le, le digital ne peut en soi constituer une réponse globale, c’est un outil qui s’intègre dans une logique de conseil. Associer à une prise de poste classique, des séquences de e-learning pour acculturer le collaborateur à son entreprise, pour fluidifier sa prise de poste et accélérer sa montée en compétences, c’est donner et poser les atouts de la réussite. Enrichir les séquences de learning, un accompagnement humain à distance effectué par un coach au fait des attentes de l’entreprise et à même de comprendre le ressenti du collaborateur, c’est penser une approche globale de la prise de poste. 

Reparlons encore une fois chiffres : un recrutement raté coûte en moyenne 45 000 euros à une entreprise, le coût cumulé des recrutements ratés se révèle donc astronomique, c’est une pure perte. Alors lorsque l’on parle de transformation, de mutation et disruption, il faut en effet comprendre que le marché de l’emploi ne peut plus être appréhendé aujourd’hui comme il l’était il y a quelques années. Et dès lors, les réponses à apporter ne peuvent plus être les mêmes. C’est à l’entreprise de s’adapter et de mettre en place, au-delà de l’outil gadget, de réelles solutions pour favoriser l’intégration de ses futurs talents.

Nous sommes désormais passés du temps du recrutement au temps de la fidélisation. 

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