Associer l’humain et le digital révolutionne l’accompagnement individuel

Associer l’innovation digitale et l’intelligence émotionnelle humaine crée une expérience unique, et une formule puissante au service de la personne accompagnée et de son entreprise.

"Il n’y a pas de développement personnel ni de progrès possible sans le regard de quelqu’un pour l’apprécier" ; tel est le constat dressé par Christophe Dejour, psychosociologue du travail, qui s’est largement penché sur la question du développement dans l’environnement professionnel. Ce constat, à lui seul, explique le succès des formules d’accompagnement individuel. Qu’il s’agisse de coaching, mentorat parrainage ou de peer-coaching, le but reste le même : permettre à une personne d’être accompagnée dans son développement par un regard bienveillant. 

Abolir l’espace et le temps pour rapprocher l’accompagnant de l’accompagné.e

Il existe aujourd’hui des outils digitaux qui modifient significativement les conditions d’un coaching, en permettant d’apporter ce regard de manière continue et multiple. En abolissant les frontières traditionnelles que sont l’espace et le temps, le digital apporte une vraie disruption. 

Désormais, que le coach soit à Paris, le mentor à Montréal et l’accompagné.e en Espagne, le digital crée entre eux une intimité nouvelle en leur permettant de maintenir un contact permanent qui rend obsolète le modèle classique du "séance par séance" entre deux personnes. Pour l’accompagnant, c’est la fin d’une frustration : il peut désormais suivre en continu les progrès de la personne, sans se demander ce que celle-ci devient entre deux rendez-vous. Mais surtout le coach est là au bon moment pour échanger sur les défis personnels ou professionnels du coaché au moment où ils se posent. 

L’expérience nouvelle d’être accompagné.e par un collectif

Plus encore, le digital permet d’ouvrir le champ des relations, dans une approche transversale : certaines applications permettent à la personne d’être suivie simultanément non seulement par son coach, mentor ou tuteur, mais aussi d’inviter des « compagnons » — pairs, collaborateurs, experts ou même des proches (amis, membres de sa famille). Ceux-ci sont ainsi associés au parcours de la personne accompagnée et contribuent à son développement, par des conseils, des suggestions et des encouragements. Il se crée un écosystème positif, où la personne coachée vit l’expérience unique d’avoir à sa disposition un collectif rien que pour elle ! 

Dans cette configuration, le coach revêt une casquette supplémentaire, celle de community manager : il orchestre les feedbacks des compagnons de route, sur le forum que la personne organise sur son développement. À l’expérience on constate également que chacun – coaché comme compagnons, et même le coach ! - apprend de l’autre. Au niveau de l’entreprise, on peut imaginer l’apparition d’une multiplicité de "micro-communautés apprenantes", qui vont avoir pour effet de renforcer la cohésion et la dynamique d’ensemble des équipes ; ce qui est précieux dans le contexte d’une transformation. 

Créer un écosystème de feedbacks positifs

D’une part, la dimension humaine rend le numérique efficace. Si la dimension humaine manque, on constate des effets de désengagement bien connus désormais dans le e-learning ou les MOOCs. Mais c’est le numérique qui rend possible une relation humaine permanente et multiple. On savait le numérique social, on sait désormais qu’il peut réaliser la promesse du social learning, et s’il le faut au service d’une seule personne ! 

Au moment où les neurosciences démontrent que la dimension sociale de l’apprentissage est cruciale, c’est une très bonne nouvelle. Des solutions digitales commencent à voir le jour, qui permettent de créer ce véritable écosystème sincère de feed-backs positifs, dont tout apprenant a besoin pour réaliser des sauts en compétence parfois difficiles. En lui donnant confiance et en renforçant son estime de soi, ils le mettent aux commandes de son propre développement. 

Intégrer l’accompagnement individuel à la vie de l’entreprise

Jusqu’à présent, lorsque plusieurs accompagnements sont déployés dans une même entreprise, il n’y avait que la sélection des coachs - et éventuellement l’organisation de réunions de partage de pratique entre eux - pour s’assurer de la cohérence et de la qualité de leurs interventions.

Le parcours digital va rendre possible la cohérence des coachings en proposant un cheminement identique à chacun. Il va en garantir la qualité, car la formule aura a pu être testée auparavant parfois plusieurs centaines de fois et ajustée. Le coach sera là pour adapter le cheminement à chacun, en apportant l’intelligence nécessaire au système. 

De plus, une solution digitale intègre les événements de l’entreprise en se calant sur eux : démarches stratégiques, programmes de formation, tests de personnalité, bilans de compétences… autant de temps forts qui vont ponctuer le parcours. Bien sûr, le parcours proposera au coaché de préparer ces temps forts et d’en tirer le meilleur bénéfice. À l’expérience, on peut se rendre compte que si le dispositif est bien mené, il met en correspondance développement individuel et transformation de l’entreprise, au service de l’un et de l’autre.   

En permettant à l’accompagnement individuel de passer d’un schéma séquencé à un accompagnement humain permanent, le digital transforme aussi le business model de l’accompagnement. Dans le business model actuel du prix à la séance, le coaching reste cher pour l’entreprise, et peu rentable pour le professionnel, surtout s’il y a des déplacements. Abaisser et forfaitiser un prix unitaire permet de multiplier le nombre de personnes accompagnées. C’est donc une forme de démocratisation qui se dessine, qui devrait permettre aux entreprises d’en faire bénéficier davantage de leurs collaborateurs.

Associer l’humain et le digital révolutionne l’accompagnement individuel
Associer l’humain et le digital révolutionne l’accompagnement individuel

"Il n’y a pas de développement personnel ni de progrès possible sans le regard de quelqu’un pour l’apprécier" ; tel est le constat dressé par Christophe Dejour, psychosociologue du travail, qui s’est largement penché sur la question du...