Crème de la Crème lève 3 millions d'euros et attaque l'Europe

Crème de la Crème lève 3 millions d'euros et attaque l'Europe Initialement positionnée sur les étudiants, la plateforme compte devenir incontournable chez les consultants, les pros du digital et de la communication. Et partir à la conquête de l'Europe.

En 2015, Jean-Charles Varlet, jeune diplômé de l'Essec s'est vu proposer un poste en alternance chez Google. Il y a renoncé pour lancer Crème de la Crème, un jobboard basé sur la mise en relation entre entreprises et étudiants de grandes écoles. En janvier 2018, l'entreprise a changé de business model pour s'attaquer aux freelances plus confirmés. Un marché en pleine croissance sur lequel plusieurs start-up telles que Malt, Comet, talent.io ou encore Findeur sont déjà positionnés. Pour jouer dans la cour des grands, Crème de la Crème annonce une levée de fonds de 3 millions d'euros. L'investisseur principal, Alto Invest, est accompagné de Bernard Julhiet et Loïc Le Meur ainsi que des fondateurs de Santiane, Aufeminin et Webedia.

Avec cette levée, l'entreprise compte augmenter ses effectifs. Crème de la Crème emploie actuellement 30 collaborateurs et souhaite recruter au plus vite dix nouveaux talents : "Nous avons besoin de renforcer l'équipe tech et produits", explique Jean-Charles Varlet, qui souhaite améliorer les algorithmes du site pour attirer les meilleurs freelances. Les nouveaux venus seront également chargés de l'amélioration continue d'une application mobile pour freelances. Disponible en septembre, elle permettra aux indépendants d'échanger entre eux, de facturer et d'être assistés dans leurs démarches administratives.

"La plateforme Crème de la Crème compte 30 000 membres soit deux fois plus qu'il y a un an"

Pour le moment, la plateforme Crème de la Crème compte 30 000 membres soit deux fois plus qu'il y a un an. "Nous ne voulons pas forcément continuer à augmenter le nombre de professionnels présents sur le site. La stratégie est plutôt d'améliorer et de sénioriser notre base, c'est-à-dire attirer les profils qui ont entre trois et cinq années d'ancienneté", confie Jean-Charles Varlet. Depuis janvier 2018, l'entreprise se concentre sur trois grandes verticales : le digital, les métiers de la création et le consulting.

"Cette réorientation vers des freelances plus chevronnés nous a permis de doubler nos prévisions de chiffre d'affaires sur le premier semestre 2018", se réjouit l'entrepreneur, qui se targue de compter parmi ses clients une centaine d'entreprises dont la moitié des sociétés du Cac40. Et il ne compte pas s'arrêter là : "Nous souhaitons fournir les entreprises en indépendants hautement qualifiés. Les grands groupes sont de plus en plus friands de ces profils. Et pour les trouver, ils recourent de plus en plus aux plateformes de mise en relation. Au détriment des groupes de consulting ou des agences web qui peu à peu se font disrupter car ils manquent de souplesse, de réactivité et d'agilité".

Autre objectif derrière cette levée : attaquer le marché européen. La start-up vient d'ouvrir un bureau à Londres et envisage de s'implanter dans d'autres pays dans les années à venir. "Notre but est ambitieux puisque nous souhaitons devenir leader européen sur le marché des freelances dans cinq ans", annonce Jean-Charles Varlet.

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