156 emails perso au bureau, c'est trop

Le conseil des prud'hommes d'Angers a estimé justifié le licenciement d'une salariée qui avait envoyé 156 emails personnels en deux mois depuis son poste de travail. "Ce qui peut lui être valablement reproché, c'est la fréquence et l'importance en volume de telles communications", selon l'instance paritaire. La salariée réclamait, elle, des dommages et intérêts de 26 000 euros pour atteinte à sa vie privée. Or, l'employeur prétend avoir découvert les emails en recherchant l'origine d'un virus dans le système informatique et soutient ne pas les avoir ouverts. Il a estimé à une heure par jour le temps consacré à la rédaction et l'envoi de ces courriers. La salariée affirme les avoir écrit pendant ses pauses déjeuner. Le conseil des prud'hommes n'a pas tenu compte de ses "détails" et n'a pas cherché non plus à savoir si le temps perdu avait créé un trouble objectif dans le fonctionnement de l'entreprise. Pour éviter tout litige, Me Céline Clairaq rappelle dans lefigaro.fr que "les juges admettent qu'un salarié peut utiliser le courrier électronique professionnel pour un usage personnel mais à condition que cette utilisation reste ponctuelle". La salariée a fait appel.

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