Philippe Adam (Oracle) "La France a pris les devants en matière de reporting managérial"

La gestion de la performance financière permet de mettre en perspective les indicateurs d'activité opérationnelle. La complémentarité des solutions d'EPM avec celles dédiées à la BI reste totale.

Pourquoi se doter d'une solution de gestion de la performance ?

La gestion de la performance permet aux entreprises de ne pas se contenter de mesurer leur niveau d'activité mais d'apporter un niveau de compréhension qui va au-delà du simple constat. En cela, les solutions d'EPM (ndlr. Enterprise Performance Management) se trouvent être très complémentaires des offres traditionnelles de BI qui permettent de donner une photographie statique d'une situation donnée. 

 

 

L'un des objectifs de la gestion de la performance, c'est d'offrir aux fonctionnels, responsables métiers et décideurs les outils pour gérer, comprendre, extrapoler les indicateurs de performance de l'entreprise et de les pondérer au regard des risques opérationnels auxquels l'entreprise est confrontée.

Les solutions d'EPM sont un bon moyen de définir les objectifs stratégiques de croissance et les axes de développement à long terme pour les acteurs internes de l'entreprise mais également son écosystème entier, notamment ses actionnaires. Car il ne suffit pas d'avoir des processus de gestion opérationnelle efficaces comme ceux des achats, de facturation, de gestion de commande, encore faut-il être en mesure d'en tirer partie d'un point de vue analytique et de la gestion managériale.

Les entreprises françaises sont-elles à maturité en termes de stratégie EPM ?

"Il est utile de privilégier une implémentation par briques de sa solution de gestion de la performance"

La France fait figure de bon élève pour ce qui attrait à la gestion de l'ensemble des règles de consolidation statutaire mis en œuvre par les directions financières. Cela s'explique par l'avance prise par les entreprises françaises d'avoir publié leurs données financières selon des normes assez strictes et rigides, reconnaissables aux yeux de tous.

 

 

Mais aussi pour leur capacité à avoir pris les devants pour publier du reporting de management, ce qui a joué un rôle moteur dans l'accroissement de la visibilité de la performance des activités de l'entreprise. Cela étant, les entreprises françaises restent encore en retrait pour leur capacité à relier leurs processus métiers les uns aux autres.

Quelles bonnes pratiques mettre en œuvre pour en faciliter l'adoption ?

L'entreprise qui souhaite mettre en œuvre une solution de gestion de la performance doit tout d'abord privilégier une implémentation par briques en veillant au préalable de comprendre les priorités des responsables métiers et leur vision des enjeux stratégiques de l'entreprise.

 

 

Dans un deuxième temps, il est important de faciliter l'intégration de ce type de solutions par rapport au SI de l'entreprise en optant pour une solution qui ne remette pas en cause l'existant. Au contraire, la solution choisie devra faire preuve de modularité et de suffisamment de souplesse pour s'adapter au contexte technologique de l'entreprise.

 

 

Enfin, il faut faire attention aux éventuelles résistances humaines et organisationnelles. Pour les surmonter, un travail de compréhension et d'identification des dysfonctionnements interservices sera préconisé en vue de remettre à plat les conflits.

 

Philippe Adam est vice-president EMEA de l'activité EPM chez Oracle.

 

Autour du même sujet

Annonces Google