Le bénéfice d'Intel s'écroule de 30%

Le fondeur est victime de son retard sur le marché des terminaux mobiles et de la crise du PC. Le nouveau PDG fait désormais de "l'ultra-mobile" sa plus haute priorité.

Intel subit de plein fouet la crise du marché du PC. Ses derniers résultats trimestriels révèlent un effondrement de son bénéfice net, qui perd pas moins de 29%. Il chute à 2 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires baisse, lui, de 5%, et atteint 12,8 milliards.

Le nouveau PDG, Brian Krzanich, qui annonçait là ses premiers résultats, a dû également revoir à la baisse les prévisions du groupe pour l'exercice fiscal. Désormais, Intel s'attend à un chiffre d'affaires stable, alors qu'il visait une croissance à un chiffre précédemment.

C'est évidemment la branche PC, qui représente deux tiers du chiffre d'affaires, qui souffre et s'affaisse de 7,5%. Celle dédiée au datacenter (avec les processeurs Xeon) fait à peine mieux, en affichant des revenus stables d'une année sur l'autre.

Intel paye aujourd'hui son retard dans les terminaux mobiles, où il peine à s'imposer face aux architectures ARM. Intel l'a bien admis, et son nouveau PDG a clairement fait comprendre qu'il va mettre le paquet sur "le segment de l'ultra-mobile", qui devient "sa plus haute priorité".

D'ailleurs, Brian Krzanich n'a pas manqué de mettre en avant une belle conquête réalisée ce trimestre, avec la tablette Samsung Galaxy Tab qu'il ravit justement à une architecture ARM, et qui embarquera désormais un processeur Intel Atom. Brian Krzanich a aussi promis des tablettes équipées de processeur Atom à 150 dollars.

Quant à la quatrième génération des Intel Core, les Haswell, ils pourraient bien aider les terminaux Windows 8.1 à décoller mais aussi s'imposer sur le marché des PC hybrides, ces terminaux à la fois tablettes et ultrabooks tactiles. Le PDG d'Intel a annoncé que pas moins de 50 modèles de PC hybrides équipés d'Haswell étaient en préparation.

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