Bouygues Construction encadre la navigation de ses salariés

Pour prévenir la mise en cause de sa responsabilité pénale et réduire les usages abusifs d'Internet, en 2002, la filiale du groupe Bouygues a équipé 40 serveurs proxy répartis dans 28 pays d'une solution de filtrage.

Filiale du groupe Bouygues, Bouygues Construction, avec ses 51 100 collaborateurs répartis à travers le monde, couvre les domaines du bâtiment, des travaux publics, de l'électricité et de la maintenance. Opérant dans plus de 80 pays, le spécialiste du BTP a réalisé en 2007, 8,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Pour son activité, Bouygues Construction s'appuie notamment sur une informatique connectée à un réseau international basé sur le protocole VPN IPSec et comprenant environ 19 000 postes de travail. La quasi-totalité des forces informatiques de la société, assurant à la fois la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'œuvre, est structurée au sein d'un GIE, Structis.

Dès 2002, Structis, grâce à des outils de reporting, constate un usage abusif d'Internet à des fins non professionnelles. Un constat qui n'est cependant pas une surprise, la pratique étant à la fois répandue en entreprise, et aussi tolérée, par désir de flexibilité, dans une certaine limite toutefois. En tant que fournisseur d'un accès Internet aux salariés, Bouygues Construction, dont la responsabilité pénale pourrait être engagée, se doit d'interdire l'accès à des contenus illégaux..

En outre, Structis doit veiller à la bonne utilisation de la bande passante, parfois monopolisée par des usages non professionnels, et qui plus est gourmands en ressource. C'est donc à la fois pour des questions légales et de productivité que le GIE se met en quête d'une solution de filtrage des connexions Internet permettant une relative souplesse afin notamment d'ouvrir des accès à certaines catégories de sites sur des plages horaires définies.

 

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Interface d'administration. © Optenet

Webfilter d'Optenet est finalement retenu, pour des raisons fonctionnelles, dont la compatibilité avec de multiples technologies proxy du marché (Linux, Windows, Blue Coat, etc.), mais aussi financières. Pour 15 000 licences utilisateurs, le prix proposé par Optenet est en effet jugé intéressant comparé aux offres d'autres éditeurs d'applications de filtrage Web. 

"Webfilter a dans un premier temps été mis en œuvre au travers d'un pilote dont le périmètre se limitait aux collaborateurs du GIE. Concluant, le test a débouché en 2003 sur l'extension de l'application à l'ensemble des postes de Bouygues Construction. Concrètement, 40 serveurs proxy, répartis sur 28 pays, ont été équipés de Webfilter. Lorsqu'un proxy est crée, nous lui appliquons un modèle de base de filtrage. La configuration est relativement simple puisqu'elle consiste à cocher ou non des catégories de sites", détaille Dominique Jung, responsable des systèmes, réseaux et des télécommunications chez Structis.

Une option permet aux utilisateurs d'adresser directement à Optenet une demande de recatégorisation d'un contenu lorsqu'ils estiment que celui-ci est bloqué de manière erronée. Si l'erreur est avérée, l'éditeur procède au déblocage dans les 15 à 30 minutes suivant la réception du formulaire Web.

Les salariés de Bouygues Construction peuvent également contacter directement le service informatique dès lors que la demande est professionnellement légitime. Il en va désormais de même pour les employés d'une autre filiale de Bouygues ayant elle aussi décidé, après notamment consultation de Structis, d'adopter l'application de filtrage de la navigation.

 

Le projet en bref
Source : JDN Solutions
EntrepriseBouygues Construction
Date du projet2002
Solution retenueOptenet Webfilter
Type du projetFiltrage de contenu

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