Il y a 5 ans : La justice américaine autorisait l'OPA d'Oracle sur PeopleSoft

Toutes les semaines, retour sur un événement marquant de l'actualité de l'industrie informatique & télécoms d'il y a 5 ans.

Dernier rebondissement dans le feuilleton Oracle / PeopleSoft : après quatre longues semaines de procès, soit plus de 100 heures, 40 témoins et 800 pièces au dossier, la justice californienne déboutait le gouvernement américain de sa demande de blocage de l'OPA hostile d'Oracle sur son concurrent. Ce jugement autorisait donc l'éditeur de logiciel à poursuivre son offre de rachat de PeopleSoft initiée le 6 juin 2003.

Le juge Vaughn Walker, du Tribunal de San Francisco, avait estimé que la partie plaignante n'avait pas apporté d'arguments convaincants. Il avait laissé au gouvernement un délai de 10 jours pour faire appel de cette décision. Soulagé de cette "victoire" inattendue, Oracle estimait que ce jugement enlevait "un obstacle significatif à cette acquisition".

La plainte des autorités antitrust américaines remontait au 27 février 2004. Pour Washington, l'acquisition de PeopleSoft par Oracle devait aboutir à la réduction du marché mondial des progiciels de gestion intégrés à deux seuls acteurs. Une situation monopolistique dont les clients seraient les premiers à pâtir, du fait notamment d'une augmentation des prix et d'une baisse de la qualité des produits qui ne manqueraient pas de survenir. Lors du procès, Oracle avait assuré que le rachat de PeopleSoft n'avait pas pour but de dominer le marché mais de rester compétitif dans un marché difficile. Un argument que la justice de San Francisco semblait avoir entendu.

L'échéance de sa proposition de rachat arrivant à expiration vendredi 10 septembre 2004 à minuit, Oracle avait, une nouvelle fois, décidé de la prolonger. Les actionnaires de PeopleSoft avaient donc jusqu'au 24 septembre 2004 pour apporter leurs titres. Et l'opération était loin d'être acceptée par ces derniers. En dépit du fait que l'offre de rachat, d'un montant de 7,7 milliards de dollars, valorisait de 17 % le cours de l'action PeopleSoft, Oracle n'avait pas encore pu convaincre le conseil d'administration de son concurrent.


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