L'international, relais de croissance des SSII françaises

L'été a été chaud pour les sociétés de services françaises. Si l'ombre de la crise plane encore sur la dernière partie de l'année 2009, un rayon de soleil est venu des revenus issus de leurs activités à l'étranger.

Alors que la fin de leur exercice fiscal 2009 se rapproche à grands pas, les SSII françaises ont été nombreuses à publier leurs résultats financiers semestriels ou trimestriels en pleine torpeur estivale. Cela a notamment été le cas de Devoteam, Groupe CS, Neurones ou encore SII et Ares.  

Du côté de Devoteam, le chiffre d'affaires pour le premier semestre est de 228,4 millions d'euros, stable à périmètre courant et en baisse de 5% en termes de croissance organique. En revanche, la bonne nouvelle est venue de son activité à l'international qui a progressé de 8% à 118 millions d'euros, portée notamment par l'acquisition de Danet, en Allemagne.

En France, les revenus ont cependant reculé de 8%, sachant qu'ils ont représenté 48% du chiffre d'affaires global de la SSII, soit 110 millions d'euros. A noter la bonne tenue de son activité Business Consulting (42 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui a su bien résister grâce aux différents projets menés dans le secteur public en Scandinavie, Maroc et République Tchèque.

Les résultats semestriels et trimestriels des SSII ont soufflé le chaud et le froid

Groupe CS a en revanche moins bien traversé les turbulences sur les 6 premiers mois de l'année. Sur cette période, la SSII a vu ses revenus glisser de 5,5% à périmètre comparable, soit de 114,7 à 108,4 millions d'euros. En France, le recul a été plus marqué avec une baisse de plus de 10% du chiffre d'affaires, de 88,5 à 79,1 millions d'euros.

A l'inverse, les activités internationales de Groupe CS ont progressé de 11,8% à 29,3 millions d'euros contre 26,2 millions d'euros au 1er semestre 2008. La raison de cette dynamique s'explique par les bons résultats enregistrés par ses filiales au Canada, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Roumanie et en Croatie.

Avec une croissance organique de 5,6% à 107,7 millions d'euros (+20,5% à périmètre courant), le chiffre d'affaires de Neurone a été lui au beau fixe en début d'année. Il devrait même progresser conformément aux précédentes prévisions du groupe. Des revenus de 210 millions d'euros ainsi qu'un taux de résultat opérationnel compris entre 7,5 et 8,5% sont attendus pour l'ensemble de l'exercice en cours.

Franchir le cap de la crise en révisant les grilles de salaires à l'embauche

Les trimestriels de SII et d'Ares ont également été à l'honneur cet été. SII a réalisé un chiffre d'affaires de 45,5 millions d'euros, en hausse de 9,7% par rapport à l'année dernière. Cependant, une analyse plus fine de ses résultats conduit à un bilan plus contrasté.

Alors que les revenus issus de son activité France ont trébuché de 2,3%, c'est une nouvelle fois le chiffre d'affaires dégagé à l'international qui est à l'honneur. Et pas dans n'importe quelle proportion. Ainsi, ces revenus ont bondi de 400% sur un an. Mais il faut dire qu'ils partaient d'assez bas au 1er semestre 2008, proches de 1,5 million d'euros.

Afin de franchir dans les meilleurs conditions possibles la crise, SII table par ailleurs sur plusieurs leviers. Au premier rang desquels (sans surprise) le développement de ses positions à l'international et une montée en puissance de sa présence au sein des grands comptes. Mais également un ralentissement de sa politique de recrutements et une révision de ses grilles de salaires à l'embauche.

Sorti d'affaires en mai dernier en ayant échappé de peu à une liquidation judicaire, Ares se remet prudemment sur la voie du redressement. Le chemin s'avère difficile, avec des revenus à périmètre comparable qui ont chuté à 17,6 millions contre 24,5 millions d'euros un an plus tôt. D'autant que la SSII compte revenir courant septembre sur sa précédente prévision de chiffre d'affaires annuel de 90 millions d'euros pour son exercice 2009.

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