Microsoft versait 440 millions de dollars à Intertrust

Toutes les semaines, retour sur un événement marquant de l'actualité de l'industrie informatique & télécoms d'il y a 5 ans.

Microsoft avait conclu un accord à l'amiable avec la société Intertrust, mettant un terme à trois ans de poursuites pour violation de brevets sur des technologies de gestion de droits numériques (DRM). Selon les conditions de cet accord, Microsoft devait verser 440 millions de dollars à la société dont Philips et Sony étaient actionnaires.

Intertrust accusait Microsoft d'exploiter illégalement ses brevets, principalement au sein de Windows. Concrètement, l'accord signé entre les deux acteurs autorisait les utilisateurs de produits Microsoft à utiliser ces dispositifs sans avoir à souscrire de licence particulière auprès d'Intertrust.

Ce n'était pas la première fois que Microsoft était pointé du doigt pour de tels motifs. La société avait été déjà impliquée à de nombreuses reprises dans des procès équivalents. Au chapitre des affaires les plus récentes, figurait le cas Eolas qui avait conduit à une condamnation de Microsoft de 521 millions de dollars en 2003.

Quand Microsoft ne parvient pas à trouver une issue à son avantage, il n'hésite pas à en payer le prix  - à la manière de la politique appliquée dans le cas d'Intertrust. Une stratégie qu'il avait également adoptée quelques semaines auparavant pour mettre un terme à ses démêlés judiciaires avec Sun.

Annoncé quelques jours avant, l'accord signé avec le constructeur prévoyait le versement d'une enveloppe de 1,6 milliard de dollars. Objectif : mettre un point final à toutes les poursuites judiciaires en cours relatives à la fois aux questions "anti-trust" (700 millions de dollars versés) et aux "licences" (900 millions de dollars).

 

Et aussi, du 14 au 21 avril 2004

MobileWay levait 23 millions de dollars

Editeur d'applications de messagerie mobile, MobileWay venait de conclure une quatrième levée de fonds. A hauteur de 23 millions de dollars, elle avait été réalisée auprès de ses investisseurs historiques : 3i, CDP, Intel, Investcorp, Mayfield, Nexit Ventures et Visa. Un groupe auquel s'était joint pour l'occasion l'américain IVP (Institutional Venture Partners).

Deux nouvelles versions de Netsky

Les éditeurs d'antivirus mettaient au jour deux nouvelles versions de Netsky : Netsky.v et Netsky.w. La première était beaucoup plus dangereuse que la seconde. Se déplaçant par mail, elle exploitait une faille d'Internet Explorer découverte en octobre 2003 (baptisée Object Data Remote Execution) pour assurer l'exécution du virus lors de l'ouverture du message. Sa principale conséquence : exécuter une porte de derrière sur le poste infecté.

MCI sortait de la protection du chapitre 11

MCI n'était plus sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, chapitre sous lequel la société avait été placée en juillet 2002. Pour obtenir ce changement de statut, l'opérateur avait accepté de verser 750 millions de dollars à ses actionnaires et porteurs d'obligations. Le groupe devait pouvoir appliquer son plan de redressement. Une opération qui devait lui permettre de faire passer sa dette de 41 milliards à 5 milliards de dollars.

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