Sony Ericsson cède à la tentation de l'App Store

Sur le marché des services de téléchargements d'applications en ligne, le fabricant de terminaux mobiles mise sur une compatibilité multi OS pour faire la différence. Les développements Java sont un pilier de sa stratégie.

Qu'ils soient fabricants, fournisseurs de systèmes d'exploitation pour terminaux mobiles, ou encore opérateurs télécom, tous les acteurs - ou presque - de l'écosystème mobile ont déjà mis en place ou ont dans leurs cartons, un service de téléchargement d'applications en ligne.

Il faut dire qu'Apple, avec son App Store a su montrer le chemin (lire l'article du 30/03/2009 : App Store, la nouvelle poule aux œufs d'or d'Apple). Et fait saliver du coup - à juste titre - ses compétiteurs sur de juteux retours sur investissement.

Sony Ericsson, qui jette à son tour ses forces dans la bataille, aura cependant fort à faire pour se démarquer d'une belle brochette de concurrents. Dont notamment l'iPhone App Store, le RIM BlackBerry App World., le Windows Mobile MarketPlace de Microsoft, mais aussi l'Android App Market de Google et le Palm App Catalog.

Sans compter, mais dans une moindre mesure pour le moment, sur le Nokia Ovi Store et les futurs services en ligne de Vodafone et d'Orange, attendus de leur côté pour la fin de l'année.

Objectif affiché par le constructeur : élargir la base d'utilisateurs à son service de téléchargement en ligne

Pour parvenir à tirer son épingle du jeu, le fabricant mise tout d'abord sur l'étendue de la compatibilité de ses applications avec les différents OS pour plates-formes mobiles du marché. Au premier rang desquels Symbian, Windows Mobile et Android, alors même que la première fournée d'applications sera d'abord orientée autour de développements sous Java.

Autre ambition affichée par Sony Ericsson : élargir la base des clients initiaux de ces services d'applications en ligne qui utilise majoritairement des terminaux mobiles de type smartphones dont la tarification dépasse bien souvent (et allégrement) la barre des 400 euros. De quelle façon ? En ouvrant l'accès de sa boutique en ligne à l'ensemble des téléphones compatibles Java, dont les coûts se situent davantage sous les 100 euros qu'au-dessus.

Une stratégie qui peut toutefois apparaître à double tranchant dans le cas où les applications conçues par les développeurs feraient appel à des fonctionnalités ou caractéristiques techniques (GPS, écran tactile...) présentes sur des modèles a priori positionnés haut de gamme.

A l'inverse de son concurrent RIM, Sony Ericsson n'a en revanche pas souhaité jouer la carte de l'originalité du point de vue de la politique de reversement du prix payé par l'utilisateur aux développeurs par application. Ces derniers devant se contenter des 70% de revenus reversés et pratiqués par Apple, Google, Windows ou encore Nokia avant lui.

En termes de lancement, Sony Ericsson compte d'abord ouvrir son service à 13 pays. Les développeurs pourront soumettre leurs premières applications dès le mois prochain tandis que l'accès en ligne pour les utilisateurs devrait s'ouvrir dans la foulée, avant le mois de septembre.

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