France Angels prêche pour la professionnalisation des business-angels
Par le Journal du Net (Benchmark Group)
URL : http://www.journaldunet.com/0111/011119franceanges.shtml
Lundi 19 novembre 2001

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"Comment rencontrer un business-angel quand on a un projet à financer ?". Beaucoup d'entrepreneurs se sont certainement posés cette question au moment de la création de leur société. Et ont certainement rarement trouver la réponse. C'est pour tenter de pallier ce manque qu'André Jaunay, à l'origine d'InvestEssor (association de rencontres régionales entre investisseurs et entrepreneurs) vient de créer, en compagnie notamment de Claude Rameau, ancien Doyen de l'Insead, l'association France Angels.

Cette structure, à but non lucratif, veut tenter de professionnaliser le métier de business-angel en France en menant des missions éducatives et pédagogiques. "Il y a beaucoup d'idées reçues sur ce type d'investisseurs, constate André Jaunay. Nous voulons donc être une tête de réseau pour fédérer les associations de rencontres entre investisseurs et entrepreneurs, et surtout insister sur l'information. Mais nous ne sommes pas un lobby." Le premier chantier de l'association passera par le lancement, dès le 18 décembre, d'un répertoire des réseaux de financement par des business-angels. "Nous allons établir un annuaire où l'on pourra trouver, les réseaux commerciaux de rencontres, les associations non lucratives de mise en relation avec des business-angels ou les fonds d'amorçage" détaille André Jaunay.

Le même jour, France Angels participera à un colloque national avec le ministre des Finances, Laurent Fabius, sur "le rôle des business-angels". France Angels pourrait profiter de l'événement pour soulever des questions d'ordre fiscal. "Il y a effectivement des retouches à apporter dans ce domaine. L'investissement en direct par un business-angel, très risqué, dispose d'allègements fiscaux équivalents aux Fonds commun de placements pour l'innovation (FCPI). C'est un peu illogique, car les FCPI interviennent sur des sociétés plus matures et présentent beaucoup moins de risques avec la mutualisation."

Cette requête est toutefois "loin d'être un cheval de bataille" pour André Jaunay qui estime que le problème du financement par les business-angels en France est surtout d'ordre culturel. "C'est pour cela que nous voulons insister sur la dimension pédagogique de notre association." Claude Rameau étudie d'ailleurs un projet de création d'une école de business-angels pour professionnaliser les acteurs. Selon André Jaunay, la France ne compterait qu'"entre 1.000 et 2.000 business-angels", un nombre bien insuffisant pour couvrir les besoins actuels de financement des jeunes entreprises.

[Jérôme Batteau, JDNet]

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