Actualité / Le Net
Samedi 8 - Lundi 10 avril 2000

SurfisMoney.com entre dans la danse du "surf rémunéré" Une start-up lance un nouvelle barre de navigation pour le "surf rémunéré" avec lesconditions suivantes : l'internaute est payé trois francs de l'heure et est limité à 25 heures par mois.


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Un nouvel acteur vient de s'engager sur le créneau de Médiabarre.com (cf article du jour): SurfisMoney. Le système est actuellement en cours de test. Pour faire patienter les internautes, la start-up devrait adopter des récompenses par lots la semaine prochaine en attendant véritablement d'implémenter le mode de paiement pour le "surf rémunéré".
Les conditions et les tarifs sont déjà connus: l'internaute, équipé d'un PC, doit télécharger une barre de navigation qui contiendra des bannières publicitaires. Il sera payé 3 francs de l'heure lorsqu'il utilise cet outil au cours de son surf, et ce, sans être obligé de cliquer sur les bandeaux. Pour le départ, chaque internaute inscrit aura droit à 25 heures par mois de surf sous SurfisMoney. Les paiement par chèques commenceront à être réglés après avoir surfé pour un montant équivalent à 200 francs (environ 66 heures). Si l'internaute n'a pas atteint ce niveau, le temps cumulé sous SurfisMoney sera reporté le mois suivant.
Pour la partie parrainage, les responsables se sont penchés sur le problème de spamming lié à ce type d'activité. "Chaque parrain disposera d'un maximum de 10 filleuls directs. Par conséquent, il sera inutile de recourir au spamming pour recruter de nouveaux membres. Son entourage suffira", indique Stéphane Baurberg, PDG de la société. Dans le domaine de la vie privée, SurfisMoney refuse le tracking des internautes, qui consiste à suivre le chemin emprunté par l'internaute lorsqu'il surfe. Elle préfère s'appuyer sur un formulaire en ligne, où l'internaute doit déclarer ses habitudes de consommation. Une possibilité de tester SurfisMoney quinze jours sans engagement a été mis en place.
Pour l'instant, la barre de navigation ne délivre que des messages publicitaires mais des nouveaux services sont en cours d'élaboration pour enrichir l'environnement.
L'outil a été développé en interne. Stéphane Baurberg indique que l'investissement pour monter SurfisMoney est "élevé" sans en préciser le montant exacte.
Xeemple, agence de communication interactive rattachée au groupe Voove Cell Network, a pris en charge la partie structure et graphisme. SitUp Web, partenaire du prestataire monégasque IMCN, a pris en charge la partie "intégration". Le site est hébergé chez UUNet sur des serveurs sécurisés. C'est la régie Clic Pub qui a pris en charge la commercialisation des espaces publicitaires. SurfisMoney comprend actuellement une quinzaine de collaborateurs. Si le plan de développement est respecté, l'effectif devrait se situer autour de 50 personnes d'ici la fin de l'année. Un premier tour de table "à deux chiffres", selon Stéphane Baurberg, est en train d'être bouclé. Un deuxième "à trois chiffres" devrait suivre. Pour la première année, la société table sur un chiffre d'affaires de 45 millions de francs [et non 45.000 francs, comme précédemment indiqué, 13/04/00]. [Philippe Guerrier, JDNet]

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