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OCD, la cyberpathologie des accrocs du Net
Passer trop de temps sur Internet peut provoquer le phénomène d'online compulsive disorder. Les sujets atteints développent une gestion multitâche frénésique de leurs activités.  (Mercredi 13 août 2003)
         
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Et si Internet constituait la nouvelle drogue du 21ème siècle ? Les résultats de l'étude menée par deux chercheurs américains de Harvard, Edward Hallowel et John Ratey, et rapportée par L'Express, ont en tout de cas de quoi faire réfléchir. Les deux hommes ont décelé une nouvelle forme de dépendance, liée à Internet, et qu'ils ont baptisée OCD pour "Online Compulsive Disorder".

Les symptômes de l'OCD ? Un besoin permanent de rester connecté ou de consulter ses e-mails, tout en tentant de continuer en parallèle ses activités professionnelles ou extra-professionnelles. Bref, un oeil sur l'écran, l'autre au-dessus, une nouvelle forme d'hyperactivité. "En fait, explique Jean Garneau, un psychologue qui s'est penché sur le sujet, les personnes reproduisent le système multitâche lié aux ordinateurs, en croyant pouvoir faire plusieurs choses de front. C'est un mauvais calcul, car une attention divisée n'atteindra certainement pas la qualité de concentration sur une tâche unique."

Selon Edward Hallowel et John Ratey, 6 à 10 % des internautes seraient victimes de l'OCD. Ramené à l'échelle planétaire, l'OCD toucherait donc entre 40 et 60 millions d'individus. Mais Jean Garneau est plus sceptique sur cette tentative de chiffrage. "La notion de cyberdépendance n'a aucune valeur scientifique ou clinique, explique-t-il. Il faut donc manipuler avec précaution ces projections établies sur des critères arbitraires."

Pour justement tenter de mesurer la cyberdépendance, l'université de Floride a de son côté réalisé une étude auprès de 37 internautes volontaires ou tirés au sort. L'équipe du docteur Norman Shapira s'est penchée sur les facteurs capables de définir la cyberdépendance. Selon les premières conclusions de l'étude, ces facteurs, regroupés sous l'acronyme Mouse, sont au nombre de cinq :
- Le sujet passe plus de temps en ligne que prévu
- Le sujet néglige ses autres responsabilités
- Le sujet multiplie des tentatives avortées pour décrocher du Web
- Le sujet admet avoir des problèmes relationnels à répétition liés au temps passé sur le Net
- Le sujet développe un état anxieux dès qu'il est trop longtemps hors-ligne.

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Selon l'étude de l'université de Floride, les internautes américains victimes de la cyberdépendance passeraient plus de trente heures par semaine sur le Net. Un résulat trois fois supérieur à la moyenne nationale.

[Rédaction, JDNet]
 
 
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