La révolution big data : comment faire face au défi de la gestion globale des données ?

Quand une révolution technologique se produit, ce sont surtout des solutions ponctuelles et des applications qui arrivent sur le marché en premier. Au début, elles facilitent la rationalisation des processus, mais leur nombre augmente rapidement au point qu’elles prolifèrent.

Les applications initialement profitables deviennent problématiques quand elles créent de multiples copies isolées des données et elles finissent par générer des dépenses répétées de stockage et de traitement des mêmes données. La « révolution du big data » crée justement ce type de défi, de gestion globale des données. C’est un défi complexe, mais en se montrant proactives, les entreprises peuvent le surmonter.

Les enjeux de la gestion globale des données

Les dirigeants d’entreprise font face à des difficultés majeures de gestion globale des données. Au fil du temps, ils ont créé des magasins de données, des entrepôts de données et des lacs de données sur site et dans le cloud tout en restant également dans leur implantation d’origine. A l’origine, l’intention était de simplifier les processus métier et de réduire les coûts, mais ceci a conduit à une sorte « d’entropie des données ». Des copies des données échappent à la synchronisation, si bien que différents systèmes donnent des réponses différentes. Ceci crée un sentiment de défiance et un manque de crédibilité que les entreprises doivent régler urgemment. Il convient également de noter que cette entropie revient plus cher au bout du compte car les précédentes solutions n’ont pas été déclassées, il faut toujours les gérer et en assurer la maintenance.

Gérer l’ensemble de ces structures de données compliquées peut empêcher les entreprises d’opérer avec une agilité suffisante pour rivaliser avec leurs concurrents aujourd’hui et à l’avenir. Comme les dirigeants d’entreprise tentent de capitaliser sur le potentiel de leurs données pour améliorer leur activité ou identifier de nouvelles pistes de développement, vers la transformation numérique, ils se confrontent à la prolifération de systèmes toujours plus complexes avec à la clé une dégradation de leurs dépenses. Les entreprises doivent rationaliser tous leurs actifs de données et s’assurer, quand elles migrent dans le cloud, qu’elles ne sont pas aux prises avec ces coûts. Elles doivent mettre en pratique la stratégie de convergence en place jusqu’ici, ce qui est plus facile à dire qu’à faire, ce qui complique la mission du directeur des données CDO (Chief Data Officer).

Le défi du CDO

A ce stade, les directeurs des données doivent trouver un équilibre entre plusieurs priorités simultanées : des besoins métier de haut niveau, des pressions compétitives et le rythme rapide du changement introduit par les applications basées sur un nouveau paradigme. Ce rôle doit s’accomplir en partenariat avec le responsable de la sécurité, le responsable des risques et d’autres hauts dirigeants pour que la gouvernance et la sécurité soient bien encadrées dans toute l’entreprise. Ce n’est pas une tâche facile ; il faut d’abord régler les avis fréquemment divergents au sein de l’entreprise.

Tout en équilibrant ces multiples priorités, le directeur des données doit également déterminer comment empêcher que la fragmentation des données et les multiples copies des sets de données ne se manifestent dans l’environnement en raison de l’inévitable tendance à l’entropie. Ce responsable doit procéder au développement rapide d’applications, pour que l'entreprise n'ait pas à remplacer ses systèmes existants une fois l’entropie et la prolifération des données engagées.

Vers un futur connecté

Depuis 35 ans, l’infrastructure IT a été conçue et mise en oeuvre en utilisant la convergence comme paradigme conducteur. Les entreprises ont centralisé toutes leurs données dans le datacenter. Mais il ne faudra pas attendre longtemps avant qu’il devienne physiquement impossible de gérer les données ainsi. Bientôt les données prendront toute la place ; certaines vont vivre tout leur cycle de vie dans le cloud. Les entreprises peuvent avoir recours à plusieurs clouds et à plusieurs datacenters pour héberger toutes leurs données. A l’approche de cette échéance, les entreprises doivent changer radicalement leur approche de la gestion globale des données et adopter un paradigme de connexion plutôt que de convergence.

En connectant leurs données, les entreprises vont pouvoir prendre des décisions opportunes et intégrées et retirer davantage de valeur de leur investissement. Elles pourront aussi bénéficier d’une gestion opérationnelle, d’une sécurité et d’une gouvernance mutualisées à l’échelle de l’entreprise pour tous ces actifs et confirmer ainsi leur conformité. Comme le règlement général de l'UE sur la protection des données entre en vigueur en mai 2018, ce sera une priorité majeure pour les entreprises ayant des activités en Europe. La possibilité d’identifier précisément d’où proviennent les données de quelqu’un, où elles se trouvent, comment on les utilise et si elles sont conformes (y compris la possibilité de garantir que toutes les instances ont bien été supprimées, si nécessaire) revêtira une importance cruciale.

Les entreprises sont confrontées à des difficultés considérables de gestion globale de leurs données et l’entropie qu’elles expérimentent va inévitablement s’intensifier à mesure qu’elles tendent vers un avenir connecté. En tirant profit des avantages d’une plateforme de données qui connecte, sécurise et régit intelligemment leurs actifs de données, les entreprises vont pouvoir se positionner idéalement pour capitaliser sur les formidables opportunités que recèlent leurs données.

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