ACTUALITÉ
 
10/03/2008

Feu vert imminent pour le rachat de Doubleclick par Google

La Commission européenne devrait opter pour un oui sans condition au rachat de Doubleclick par Google. Comme la FTC avant elle, l'autorité de la concurrence n'a pas examiné les problèmes liés à l'exploitation des données personnelles des internautes.
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Alors que la Federal Trade Commission a donné son feu vert au rachat de Doubleclick par Google, (lire l'article : Google rachète DoubleClick pour 3,1 milliards de dollars, du 17/04/08), il ne manque plus que celui de la Commission européenne pour que l'opération soit définitive. Un feu vert, qui, selon Reuters, ne fait plus de doutes, et serait sans aucune restriction. Selon l'agence de presse, la Commission européenne devrait en effet avaliser la fusion la semaine prochaine.

 

Bien que très critiquée aux Etats-Unis, notamment par son ennemi numéro un, Microsoft, cette acquisition a été avalisée par la FTC en décembre dernier sans grande difficulté. Si ses concurrents ont alors dénoncé le poids quasi monopolistique qu'aurait Google dans la publicité en ligne, la FTC a, au contraire, estimé qu'il était «improbable que ce rachat réduise significativement la concurrence».

 

Par ailleurs, la FTC a évacué toute considération liée aux inquiétudes exprimées par les associations de consommateurs quant à l'ampleur de la collecte et de l'exploitation de données personnelles par le groupe ainsi formé. Selon le gendarme de la concurrence américain ces questions ne relèvent pas de son autorité, ni ne sont spécifiques à cette fusion. Il a ainsi seulement rappelé à Google quelques règles de bonne conduite déjà prévues par la Loi.

 

Une position reprise à son compte par l'autorité de la concurrence européenne qui considère que les problèmes liés à la vie privée des internautes ne rentrent pas dans son périmètre d'observation. Ainsi, depuis le début de l'étude de ce dossier, elle n'a jamais exprimé la moindre opposition de principe sur un sujet particulier. Google peut donc être confiant.

 

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Car si la Commission avait eu une remarque à lui faire, elle lui serait sans doute déjà parvenue. Ainsi, la Commission a prévu de donner sa réponse le 2 avril au plus tard, il serait donc étonnant qu'elle émette aussi tardivement un début d'objection. D'autant plus que la Commission européenne ne s'est plus opposée à une fusion précédemment approuvée par les autorités américaines depuis six ans. Au final, selon Reuters, le feu vert, sans condition, des autorités antitrust européennes pourrait être donné au cours de la semaine prochaine.


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