Les Gafam nous ont endormis, les Caïmans vont nous réveiller !
Les GAFAM c'est fini ! C'est maintenant l'ère des CAÏMANS. L'intelligence artificielle a bouleversé le paysage technologique et financier. Nous, nous devons de nommer clairement ce qui est en jeu.
Le sens des mots
Les mots ont un sens, parfois double, voire triple, les acronymes, pas forcément. Et c’est là où le bât blesse. Durement et durablement. Il y a là matière à une double génération d’effets opposés. D’une part, cela endort ou détourne notre compréhension. Et d’autre part, cela nous rassure également en nous faisant croire que l’on comprend les phénomènes et qu’on peut les maîtriser.
Les GAFAM, le passé
En France, on connaissait les fameux GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Cet acronyme a l’inconvénient profond, structurel et dangereux de ne rien évoquer. Cela ne ressemble à aucun mot en Français. Et on ne semble pas y voir de quelconques racines grecques ou latines. Il n’y a que les deux syllabes que l’on retrouve dans d’autres mots. Il y a donc, si ce n’est une absence totale de sens, une faiblesse structurelle. L’acronyme ne nous dit rien de la puissance réelle des entreprises qu’il est censé représenter ou regrouper. Or c’est une domination sans partage, un contrôle quasi absolu dans le monde occidental de ce qui circule numériquement. GAFAM ne nous dit rien du monde réel et des stratégies de ces entreprises. Il ne nous alerte pas et ne nous met pas en situation de réaction et de construction d’un autre monde.
Le nouveau écosystème
Mais la tornade de l’intelligence artificielle a balayé toute cette ancienne structure. Pour le pire. L’hyperfinancement et la spéculation des activités de l’IA ont façonné une nouvelle vallée. Ou plutôt un nouveau marais. Car tout évolue, les champions d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui et ceux d’aujourd’hui ne seront pas forcément ceux du futur.
Pour refléter ces mutations profondes et ces recherches effrénées de prédominance totale et d’avidité de liquidités ; quitte d’ailleurs à assécher le marché de financement d’autres start-up ; il nous est nécessaire d’utiliser un autre acronyme. Dans ce nouveau territoire, dans ce marigot, les alliances ne semblent pas de mise. C’est chacun pour soi. Chaque entreprise est prête à racheter ou à dévorer sa concurrente. et toutes celles qui pourraient l'inquiéter dans l'avenir.
Apparition des Caïmans
Dans une symbolique animale, l’espèce correspondante est celle des crocodiles. On prête, à tort, à ces derniers l’infamie de dévorer sa propre progéniture. Cela n’est qu’un poncif, faux. Par contre, les crocodiles adultes dévorent bien les enfants crocodiles d’autres familles. Un acronyme qui reflète cette mentalité est donc tout à fait adapté pour nous alerter par rapport à la recherche sans fin de l’hyperpuissance numérique qui s’apprête à dévorer tout ce qui n’est pas elle-même.
C’est donc maintenant l’heure des Caïmans !
Les voici dans l’ordre de l’épellation de l’acronyme.
- C = ChatGPT
- A = Alphabet
- I = Intel
- M = Meta
- A = Anthropic
- N = NVidia
- S = SpaceX
Il est à noter que, suivant les préférences de chacun, Amazon et Microsoft, peuvent aussi faire partie de la grande famille des Caïmans. Un autre avantage de l’acronyme est qu’il fonctionne également parfaitement en anglais. Le monde anglophone peut ainsi être sensibilisé, par une référence commune, aux comportements et dangers de ces entreprises. L’union fera la force.
Vigilance et Alerte
Par l’usage du mot Caïmans, nous voilà donc prévenus. Notre vigilance doit se transformer en signal d’alerte et l’alerte en construction de réponses françaises et Européennes à cette suprématie, actuelle, des Caïmans. D’autres voix et voies vont apparaître.
Car, dans tous les cas, l’urgence est de bien prendre garde à ce que ces Caïmans ne deviennent pas aussi des " Maniacs " !