Nouveau coup de chaud sur le gaz. Pour un foyer qui l’utilise pour se chauffer, le kilowattheure "prix repère" va grimper de 8% le 1er octobre prochain, passant ainsi de 0,1347 à 0,1456 euro TTC. L’abonnement prix repère restera lui fixé à 30,07 euros par mois.

Les contrats indexés sur le prix repère suivront donc directement ce mouvement. Publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie, ce prix sert de référence depuis la suppression du tarif réglementé de vente, le 30 juin 2023. Pour échapper aux variations qui s'annoncent vu le contexte international (et oui, ce n'est sans doute que le début), il est possible de choisir une offre à prix fixe, plutôt qu'à prix indexé. Des offres qui garantissent donc que le prix du kilowattheure ne grimpera plus au rythme des missiles de Trump ou des coups de menton de Poutine, entre autres. Et ce pour une durée variable plus ou moins longue : un ou deux ans le plus souvent.

Mais un opérateur fait mieux, avec une offre qui bloque pendant trois ans l’abonnement, le prix de l’énergie consommée et son acheminement. Sachant que trois ans de prix bloqué ne signifient pas trois ans d’engagement. Un contrat résidentiel d’énergie peut être résilié librement, sans frais ni préavis, même s’il prévoit un tarif fixe sur plusieurs années. Cette durée correspond à la période de protection du prix. Si une offre plus intéressante apparaît, le client peut partir. Le nom de cet opérateur ? GEG, qui propose l'offre Mon Offre Gaz – fixe 3 ans.

Quel gain espérer ? Dans une zone tarifaire courante d’Ile-de-France, les prix de GEG relevés ce 19 septembre 2026 s’élevaient à 0,1097 euro par kWh TTC, avec 499,39 euros d’abonnement annuel pour le chauffage. Le cas étudié est celui d’un foyer consommant chaque année 19 500 kWh de gaz et 3 500 kWh d’électricité. Avec les prix fixes relevés à cette date sur les deux énergies, sa facture atteint 2 638 euros pour le gaz et 833 euros pour l’électricité, soit 3 472 euros par an.

A consommation identique, le prix repère du gaz d’octobre 2026 fait grimper la partie gaz à 3 200 euros. Avec une offre d’électricité suivant le tarif réglementé, à 0,2001 euro par kWh TTC et 15,86 euros d’abonnement mensuel, l’électricité coûte 891 euros. La facture totale monte alors à 4 091 euros par an.

L’écart entre les deux scénarios atteint donc 619 euros par an. Sur trois ans, il représenterait 1 857 euros, à condition que ces montants annuels restent identiques pendant toute la période. Ce gain n’est pas garanti : il augmenterait si le prix repère montait, mais diminuerait s’il baissait.

Autre limite à garder en tête : même avec une offre de gaz tout compris, les taxes ne sont pas gelées. L’accise sur le gaz naturel, prélevée sur la consommation, est passée de 15,43 à 16,39 euros par MWh au 1er février 2026, puis à 16,66 euros au 1er août. Sa prochaine révision est prévue le 1er février 2027. Pour l’électricité, la protection n’est pas tout à fait la même. L’offre fixe de GEG bloque l’abonnement et l’énergie, mais pas les taxes ni certaines dépenses d’acheminement.